Depuis son lancement en 2022, les AfricaTech Awards ont récompensé une dizaine de start-up pour l'impact concret de leurs activités sur la société. Pour sa troisième édition, les organisateurs de l'événement poursuivent le même objectif.

Viva Technology ou VivaTech, un salon annuel dédié à l'innovation technologique, a dévoilé le mercredi 17 avril les 45 start-up africaines retenues pour la finale de la troisième édition des AfricaTech Awards. Cette initiative panafricaine vise à identifier et soutenir les start-up innovantes à impact à travers le continent. L'événement aura lieu le 24 mai à Paris, en marge du VivaTech.

Les 45 finalistes ont été sélectionnés parmi 310 candidatures à l'issue d'une évaluation menée par VivaTech et son knowledge partner Deloitte. Ces start-up proviennent de 37 pays africains, parmi lesquels le Kenya, le Nigeria et l'Egypte occupent respectivement les trois premières places en termes de participation ceci depuis 2022. Les start-up finalistes sont réparties dans trois catégories : l’e-commerce & FinTech (15), Climate Tech (15) et Health Tech (15).

A l'issue d'une seconde évaluation qui sera menée par un panel d'experts composé de partenaires C-Levels, d'investisseurs et de CEO d'incubateurs, les trois meilleures start-up de chaque catégorie auront l'opportunité de participer à l'édition 2024 de Viva Technology, qui se tiendra du 22 au 25 mai à Paris.

Selon le communiqué de VivaTech, parmi les 45 start-up retenues, 42 % d'entre elles sont fondées ou co-fondées par des femmes, et près de 90 % comptent au moins une femme dans leur conseil d'administration. Elles ont été sélectionnées pour l'impact concret de leurs activités sur la société ou l'environnement, la création d'une innovation remarquable, l'évolutivité de leur business sur le marché africain, et la constitution d'une équipe diversifiée et expérimentée.

« Dans cette nouvelle sélection des AfricaTech Awards, l’Afrique démontre toute la richesse et le dynamisme de son écosystème de start-up et se positionne comme le continent à suivre pour l’innovation tech et digitale. Viva Technology est ravi de faire connaître cette réalité africaine au monde entier et de la connecter aux acteurs qui lui permettront d’atteindre son plein potentiel », a déclaré François Bitouzet, directeur général de Viva Technology.

Samira Njoya

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L’agritech kényane SunCulture a récemment annoncé la réussite d’un cycle de financement d’un montant de 12 millions $. Les fonds seront utilisés pour introduire l’irrigation solaire basée sur l’Internet des objets auprès de nombreux petits exploitants agricoles d’ici 2030.

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Les technologies numériques transforment profondément l'agriculture en intervenant à chaque étape de la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation. Il est donc essentiel d'accorder une attention particulière en multipliant les financements pour soutenir cette transformation.

Orange, en partenariat avec l'Union européenne et la Coopération allemande (GIZ), a récemment annoncé le lancement de « DigiGreen & Agri », un projet ambitieux visant à renforcer l'usage du numérique dans la filière cacao en Côte d’Ivoire.

Ce partenariat ambitieux bénéficie d´un financement conjoint de 7,6 millions d’euros et sera mis en œuvre sur une durée de 3 ans, avec pour objectif principal la création d'emplois pour la jeunesse dans l'agriculture numérique ou e-agriculture. L'accent est particulièrement mis sur les jeunes des zones rurales, les femmes, les filles, ainsi que les personnes en situation de handicap, à travers l'Orange Digital Center en Côte d'Ivoire.

« Les Orange Digital Centers sont des vecteurs essentiels de cette transformation, offrant un écosystème d'innovation gratuit et ouvert à tous, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux femmes et aux personnes vulnérables. Ensemble, nous relevons le défi de construire un avenir numérique inclusif et respectueux de l'environnement, pour une économie plus durable et prospère », explique Jérôme Hénique, CEO Orange Afrique et Moyen Orient.

Le projet DigiGreen & Agri s'inscrit dans le cadre des efforts et de la volonté de l’Union européenne de renforcer les liens intelligents, propres et sécurisés dans le secteur du numérique, l'un des piliers de la Stratégie Global Gateway. Ladite stratégie a pour ambition de mobiliser jusqu'à 300 milliards d'euros pour développer des coopérations internationales dans les domaines du numérique, de l'énergie ou encore des transports.

En Côte d'Ivoire, la mise en œuvre du nouveau projet devrait contribuer à l'amélioration des compétences professionnelles, à la promotion de l'entrepreneuriat, à la modernisation et à l'innovation des filières de l'agriculture durable, de la transition bas-carbone et de la responsabilité sociale des entreprises. Le projet contribuera également à l'évolution de la filière cacao, qui contribue à 22 % du PIB et emploie 50 % de la main-d'œuvre active, mais ne reçoit que 5 % du financement bancaire.

Samira Njoya

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Diplômé en finance, il se consacre désormais à ses deux passions : l’agriculture et la technologie. Il promeut une agriculture responsable, respectueuse de l’environnement et utilise la technologie pour atteindre ses objectifs.

Josias Wendinda Kere (photo), analyste des marchés financiers et entrepreneur burkinabé, fusionne sa passion pour l'agriculture et la technologie à travers sa start-up Agri Minga fondée en 2018. Cette entreprise, dont il est le président-directeur général, révolutionne l'agriculture en Afrique en utilisant des techniques de culture hors sol hydroponique et aéroponique, ainsi que la culture sous serres intelligentes.

Agri Minga se positionne comme une entreprise visionnaire qui vise à développer une agriculture à la fois écologique et socialement impactante au Burkina Faso. En évitant l'utilisation de produits chimiques ou d'organismes génétiquement modifiés, elle cultive diverses plantes, notamment des fruits, légumes et plantes aromatiques, dans un environnement contrôlé. L'entreprise commercialise également des kits de culture hors sol. Elle intègre une technologie de suivi des tâches pour optimiser les conditions de croissance.

Du 15 au 18 avril 2024, Agri Minga participe au World Electronics Forum au Maroc, offrant ainsi à son PDG l'opportunité de partager son expérience et de collaborer avec d'autres acteurs du secteur.

Josias Wendinda Kere a bénéficié du soutien de plusieurs structures d’accompagnement en Afrique. Ancien participant du programme AGreenLab, porté par plusieurs structures dont Impact Hub et La Fabrique, elle a aussi eu accès à un programme d’accélération du groupe Orange. Ce qui lui permettra de « finaliser la conception d’un outil de contrôle et de suivi des paramètres agricoles sous serre ou en plein champ », a-t-il confié à We Are Tech Africa.

Interrogé sur ses objectifs de développement, Josias Wendinda Kere a déclaré : « nous avons pour objectif d’élargir notre gamme de services en introduisant de nouvelles offres innovantes comme le module de contrôle et de suivi géré par intelligence artificielle. Nous veillerons également à recruter les compétences nécessaires pour offrir un service de qualité supérieure, et établir des partenariats stratégiques avec des institutions de recherche dans le domaine agricole ».

Josias Wendinda Kere est titulaire d’une licence professionnelle en banque, finance et microfinance obtenu en 2008 à Institut Africain du Management. En 2010, il obtient un master en gestion et finance, option marchés financiers à l’Ecole supérieure de gestion et finance (ESG) à Paris. Par ailleurs, il a, dès le collège, développé des compétences en informatique.

Après ses études, il a travaillé pendant plusieurs années dans le domaine bancaire et financier. Entre autres, il a été analyste trader à la Holding Bourse and Investment entre 2011 et 2013. De 2012 à 2023, il a dispensé des cours en trading et analyse technique, en négociation des titres sur les marchés de capitaux et en programmation informatique. En 2016 et 2017, il a été le consultant chargé de la gestion du risque de change de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).

Melchior Koba

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Il met ses compétences en technologie au service des petits agriculteurs afin d’améliorer leur vie. L’impact de ses solutions lui a permis d’obtenir quelques prix et récompenses.  

Mouhamadou Lamine Kebe (photo) est un entrepreneur sénégalais. En 2018, il a cofondé Tolbi, dont il est le président-directeur général. La start-up, qui veut contribuer à la sécurité alimentaire, utilise la technologie pour optimiser la gestion et la surveillance des cultures agricoles.

Fondée en 2020, Tolbi est une agritech qui développe des solutions basées sur l’intelligence artificielle et l’imagerie satellite pour l’agriculture. Elle développe des outils pour une agriculture durable et mène des actions en faveur du climat.

Grâce à son outil e-Tolbi, l’entreprise aide les agriculteurs à surveiller des millions d’hectares de plantation. L’outil, basé sur l’IA et l’imagerie satellite, permet d’estimer et de prédire les rendements, de calculer les besoins en intrants et d’anticiper les risques liés aux aléas climatiques, aux maladies et aux ravageurs.

L’entreprise soutient les agriculteurs en leur donnant accès à des informations météorologiques. Elle utilise plusieurs moyens, dont les appels automatisés en langue locale, pour mener à bien sa mission. Ainsi, Tolbi participe à la résilience climatique des agriculteurs et à l’augmentation de leurs rendements et revenus.

Interrogé en 2022 sur les raisons qui l’ont poussé à fonder Tolbi, le Sénégalais a déclaré que « face à l’insécurité alimentaire, les technologies qui sont développées ne sont pas adaptées au contexte social africain. Elles sont chères et la plupart du temps, les applications sont en français ou en anglais et dans les zones rurales, il n’y a pas assez de connectivité Internet. Donc, on a jugé utile de développer une technologie qui serait inclusive, adaptée au contexte social ».

Mouhamadou Lamine Kebe est, depuis 2018, un membre du comité de direction de l’organisation Internet Society. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de conception, réseaux et télécommunication obtenu, en 2020, à l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar.

En 2019, l’entrepreneur a travaillé comme coordinateur local du programme China Hardware Innovation Camp. Le programme est organisé par l’école polytechnique fédérale de Lausanne pour les étudiants suisse et sénégalais d’écoles d’ingénieurs. En 2020, il était un conseiller du pôle « entrepreneuriat et innovation » de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar.

La start-up Tolbi a valu à Mouhamadou Lamine Kebe quelques récompenses dont le grand prix du président de la République pour l’innovation numérique en 2020. En 2021, il a remporté la deuxième place au concours Num-Urb (le numérique au service de l’urbain).

Melchior Koba

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Dans le but de faciliter l’approvisionnement des marchandises chez les détaillants, ce tech entrepreneur a mis en place une solution numérique.

Freshbag est une solution agritech développée par une jeune pousse camerounaise. Elle joue les intermédiaires entre les producteurs ou les coopératives agricoles et les petits détaillants.

La start-up, basée à Yaoundé, a été fondée en 2019 par Brice Ludovic Bindzi Mvogo. En 2020, elle a reçu un financement d’un montant non dévoilé de GreenTec Capital, un fonds d’investissement dédié aux start-ups et aux PME lancé en 2015 en Allemagne par le français d’origine camerounaise Eric Yong, pour soutenir sa croissance.

S’exprimant sur le soutien de GreenTec Capital, Brice Ludovic Bindzi Mvogo a déclaré : « Grâce à Greentec, nous avons maintenant une réelle opportunité de passer en mode croissance, de faire évoluer nos opérations et, à terme, de créer un impact plus important pour les millions de vendeurs de rue à travers l’Afrique. Un rêve maintenant plus proche de devenir une réalité ».

La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut directement se rendre sur la plateforme Internet de la jeune pousse et s’inscrire comme vendeur si l’objectif est de faire partie du réseau de distributeurs de Freshbag ou comme producteur si c’est pour leur fournir des produits frais. Après cette étape, que ce soit pour un vendeur ou un producteur, la start-up se rend sur place pour effectuer les vérifications d’usage et signer ou non un partenariat avec l’utilisateur.

Par ailleurs, la jeune pousse fait face à un certain nombre de situations au quotidien. Brice Ludovic Bindzi Mvogo a expliqué en septembre 2020 que « les principaux risques sont liés aux personnes que nous servons. Les vendeurs de rue informels — parce qu'ils vivent dans une incertitude constante — sont souvent peu fiables et réticents à s'engager dans des contrats formels. Nos programmes de fidélisation et de récompense permettent en partie de résoudre progressivement ce problème, mais il nous reste encore beaucoup à faire pour changer les attitudes et les comportements ».

Freshbag revendique environ 1 600 producteurs et 700 vendeurs. Le fondateur veut exporter sa solution au-delà du Cameroun et s’étendre aux autres pays d’Afrique subsaharienne.

Adoni Conrad Quenum

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Entrepreneur technologique, il cumule 20 ans d’expérience dans l’industrie du numérique. Il y a d’ailleurs occupé plusieurs postes à responsabilités. 

Larbi Alaoui Belrhiti (photo) est un entrepreneur marocain. Cofondateur et coprésident-directeur général de YoLa Fresh, il s’est donné pour mission de révolutionner le secteur des produits frais en Afrique. Il utilise les technologies et les données pour dynamiser l’ensemble du processus de transformation des fruits et légumes, de la culture à la consommation.

YoLa Fresh a été fondée en 2023 par Larbi Alaoui Belrhiti et Youssef Mamou, également cofondateur et coprésident-directeur général. Elle connecte les exploitants agricoles aux détaillants de produits frais afin d’améliorer leurs activités. La start-up tire parti des données et utilise l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle pour prédire la demande et l’offre, la dynamique des prix et un ensemble d’autres données. 

L’objectif principal de Larbi Alaoui Belrhiti et de son cofondateur, à travers cette solution, est de supprimer tous les intermédiaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. YoLa Fresh permet aux détaillants de réduire leurs coûts et aux agriculteurs de maximiser leurs bénéfices de manière plus efficace. 

Larbi Alaoui Belrhiti est titulaire d’un master en informatique obtenu en 2004 à Polytechnique Montréal, au Canada. Il est également diplômé de HEC Paris où il a obtenu en 2013 un master en administration des affaires.

Avant YoLa Fresh, Larbi Alaoui Belrhiti avait déjà créé plusieurs entreprises. En 2005, il a fondé TheMafiaBoss.com, un jeu en ligne sur le thème de la mafia. Il a dirigé la start-up jusqu’en 2012 en tant que président-directeur général. En 2012, il a aussi fondé Avito.ma, un site qui publie de petites annonces en ligne au Maroc. Ce dernier, dont il était le président-directeur général jusqu’en 2017, a été intégré au groupe d’annonces espagnol Adevinta, (ex Schibsted). 

La carrière professionnelle du Marocain a commencé en 2004 à Oracle où il était ingénieur logiciel. Il a ensuite été consultant à Accenture, la société de services aux entreprises. En 2017, il a rejoint Jumia en tant que directeur général de la société au Maroc. En avril 2022, il est promu au poste de directeur général de Jumia Express Logistics. Il y a travaillé jusqu’à la création YoLa Fresh. 

Melchior Koba

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Après ses études en France, entre autres, il revient en Côte d’Ivoire pour y entreprendre. Serial entrepreneur, il utilise la technologie des drones pour collecter des données sur des exploitations agricoles afin d’en optimiser la gestion.

Joseph-Olivier Biley (photo) est un entrepreneur technologique ivoirien. Il est un cofondateur et le président-directeur général de JooL International, une start-up qui a pour mission de réinventer la gestion de plantation et de démocratiser l’utilisation des drones dans l’agriculture.

Fondée en 2021, JooL International est une start-up spécialisée dans la technologie des drones. Elle « souhaite démocratiser l’exploitation des drones pour faciliter l’accès à la bonne information et fournir à l’Afrique toutes les données dont elle a besoin pour son développement, notamment dans le secteur agricole », peut-on lire sur son site.  

La start-up permet aux agriculteurs de voir et de gérer leur plantation à distance tout en optimisant leur gestion. Elle propose plusieurs solutions et services aux exploitants agricoles. Entre autres, on peut citer Jool Lab, Jool Monitor et Jool Audit.

Jool Lab est un laboratoire de réparation et de fabrication de drone « made in Côte d’Ivoire ». Jool Monitor est un logiciel qui permet de délimiter les parcelles agricoles, compter les plantes, obtenir une vue du ciel des exploitations et analyser la santé des plantes.

Jool Audit, quant à lui, est un service d’audit et d’analyse pour permettre aux propriétaires de plantations de connaître l’état exact de leurs plantations et les facteurs qui impactent leur rendement. Il propose un plan d’action pour relancer la productivité et leur offrir de la visibilité tout au long de l’expérience.

JooL International a développé une boîte intelligente appelée Jool Box qui offre une façon pratique de contrôler un drone à distance depuis un ordinateur ou une tablette. Cette boîte se recharge grâce à l’énergie solaire, elle est résistante à la pluie et peut éviter les obstacles.

Joseph-Olivier Biley est aussi le responsable du hub Afrique de l’Ouest de ZEBOX, un incubateur et accélérateur pour les start-up technologiques et un centre d’innovation pour les entreprises. Il est aussi un des cofondateurs de #Ci20, une association qui rassemble les start-up ivoiriennes les plus innovantes, disruptives et impactantes.

L’entrepreneur est titulaire d’un bachelor en marketing et finance obtenu en 2015 à Paris Business College et d’un master en management obtenu en 2017 à OMNES Education. Entre 2017 et 2021, il était le président-directeur général de WeFly Agri, une start-up qui utilise aussi les drones pour visualiser et contrôler à distance les activités sur une plantation agricole.

Joseph-Olivier Biley a reçu plusieurs récompenses en Côte d’Ivoire et à l’international. Il est élu jeune personnalité africaine de l’année 2020 par Africa 35.35. En 2021, l’entrepreneur obtient, pour JooL International, le prix de la meilleure start-up de la CEDEAO.

Melchior Koba

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Dans le but d’aider les agriculteurs à améliorer leur quotidien, des tech entrepreneurs ont développé une solution complète pour optimiser la production et faciliter la commercialisation.

CF Grower est une solution agritech développée par la jeune pousse ghanéenne Complete Farmer. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les agriculteurs, d’optimiser leur productivité, d’accéder aux marchés mondiaux et d’améliorer leurs moyens de subsistance grâce aux instruments agricoles et aux techniques de production basées sur les données.

La start-up, basée à Accra, a été fondée en 2017 par Charles Ofosuhene, Desmond Koney, Zoussi Ley. Depuis son lancement, Complete Farmer a déjà levé plus de 20 millions $ pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.

La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur doit se rendre directement sur la plateforme et créer un compte avec son adresse e-mail et un mot de passe. Après cette étape, il a accès aux divers services de la plateforme et peut mettre en place une ferme en quelques jours. CF Grower propose aux utilisateurs des terres agricoles à louer, des gestionnaires agricoles qualifiés à louer et des intrants et services agricoles à acheter pour optimiser la production de la ferme.

Si l’utilisateur dispose déjà de terres agricoles, il ajoute cela sur la plateforme avec toutes les informations dont aura besoin un expert agricole pour l’accompagner dans la réalisation de son projet. Il faut souligner que, s’il opte pour un expert agricole de la start-up, celui-ci le suivra en ligne et sur site tout au long de la saison agricole. Grâce aux différentes données collectées sur le site de la ferme et aux informations fournies, l’agritech aidera à obtenir des rendements et des bénéfices élevés et constants dans diverses familles de cultures.

Après la récolte, l’utilisateur peut écouler sa production grâce au réseau de Complete Farmer. La jeune pousse facilite la connexion entre les agriculteurs et les acheteurs locaux et internationaux. Elle dispose d’une autre solution, CF Buyer, qui permet aux acheteurs d’accéder à son réseau de producteurs et de suivre en toute transparence l’évolution de leurs commandes.

Adoni Conrad Quenum

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Il se distingue par son inventivité dans le domaine du jeu vidéo en Tunisie et au-delà. Investisseur, il contribue aussi au développement de l’entrepreneuriat numérique et siège au conseil d’administration de plusieurs organisations.

Walid Sultan Midani (photo) est un entrepreneur tunisien passionné par le développement de jeux vidéo. Il est le fondateur de YouRun, un studio de développement de jeux vidéo indépendant basé à Malte, en Europe.

Fondé en 2018, le studio a pour objectif de mélanger les éléments des jeux occasionnels, des sports électroniques et des séries animées afin d’offrir une expérience inédite aux joueurs. Il est l’éditeur de Warshmallows, un jeu de tir en arène 2D.

Walid Sultan Midani est également un actionnaire dans Bravvo, une plateforme basée sur le cloud et alimentée par l’intelligence artificielle (IA) qui vise à favoriser l’engagement des employés. Cette plateforme aide les entreprises africaines à mettre en œuvre facilement des programmes d’engagement des employés de qualité internationale, permettant ainsi aux employés de se reconnaître mutuellement et de se récompenser pour leurs réussites dans leur travail quotidien.

L’entrepreneur siège au conseil d’administration d’organisations telles que La FrenchTech Tunis et Game for Change Africa. La première est une communauté constituée d’un large réseau d'acteurs de l’économie numérique. Son but est de générer des services et des actions au bénéfice de l’écosystème entrepreneurial tunisien. Game for Change Africa, quant à elle, est une organisation qui utilise le pouvoir des jeux pour stimuler l’impact social et la croissance économique en Afrique.

Walid Sultan Midani est aussi un membre fondateur du Pan Africa Game Group (PAGG), un réseau regroupant plus de 200 talents en matière de développement de jeux vidéo de tout le continent.

Le Tunisien est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en systèmes et réseaux informatiques obtenu en 2008 à l’Ecole supérieure privée d’ingénierie et de technologie (ESPRIT) de Tunis. En 2011, il a fondé DigitalMania Studio, un studio de jeux vidéo dont il a été le président-directeur général jusqu’en novembre 2023. D’avril 2022 à janvier 2023, il a cofondé et siégé au conseil d’administration de Makers Factory, une initiative axée sur l’accélération de l’innovation dans les secteurs créatifs tels que le jeu.

En 2012, DigitalMania Studio a reçu de Microsoft le prix de la start-up la plus performante. L’année suivante, le studio a été sélectionné pour le programme Europe4startups. En 2014, l’entrepreneur a reçu, toujours avec DigitalMania Studio, le prix du meilleur pitch et business model parmi les 10 entrepreneurs internationaux ayant participé au programme PITME dans la Silicon Valley. En 2017, il a été cité parmi les innovateurs africains de Quartz.

Melchior Koba

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