Le marché mondial des robots de sécurité connaît une expansion spectaculaire, avec une adoption croissante de ces machines intelligentes. Bien que l'Afrique accuse un certain retard dans l'intégration de ces technologies, elle possède néanmoins un potentiel significatif pour en tirer parti.

Les Etats-Unis prévoient d'importer au moins 50 robots entièrement conçus en Tunisie d'ici 2025. Joey Hood, ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, l’a annoncé lors des célébrations du 10ᵉ anniversaire d'Enova Robotics, une société tunisienne spécialisée dans la fabrication de robot. Cette initiative résulte d'un partenariat entre Enova Robotics et Unartificial Labs, son partenaire américain. 

« Ce partenariat met en lumière la qualité et la compétitivité de l’ingénierie tunisienne sur le marché américain et souligne le potentiel de nouvelles collaborations et d’échanges de connaissances entre nos deux pays », a déclaré Joey Hood.

Les robots exportés aux Etats-Unis seront utilisés pour sécuriser des infrastructures critiques telles que les aéroports, les ports, et les usines, ainsi que pour la surveillance des frontières. Equipés de capteurs à 360 degrés, ces robots autonomes assurent une protection optimale des grands sites. Depuis la création du premier modèle en 2015, ces robots ont évolué et ont déjà été exportés en France et vers plusieurs grandes entreprises internationales, dont le constructeur aéronautique européen Airbus. 

Pour Enova Robotics, cette exportation marquera une étape cruciale après dix ans d'activité, mettant en lumière l'excellence et le savoir-faire technologique tunisien sur la scène internationale. En collaborant avec les Etats-Unis et en s'implantant sur des marchés aussi stratégiques que l'Amérique latine, Enova Robotics consolide sa position de pionnier dans l'innovation robotique.

Cette réussite s'inscrit dans un contexte global où le marché des robots de sécurité connaît une expansion rapide. Selon les prévisions de la plateforme d’analyse de données de Mordor Intelligence, ce marché, évalué à 15,70 milliards $ en 2024, devrait presque doubler pour atteindre 29,65 milliards $ d'ici 2029, avec une croissance annuelle moyenne de 13,57 %.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 12 septembre 2024 15:57 Written by

Internet à haut débit, services e-gouvernement, stockage et sécurisation des données sont autant de domaines dans lesquels le gouvernement togolais investit. Il s’entoure à cet effet de divers partenaires internationaux à l’expertise avérée.

Les autorités togolaises ont signé le mercredi 4 septembre à Pékin, en Chine, un protocole d’accord avec la firme technologique chinoise Huawei. Le but est de renforcer les infrastructures numériques du pays. Dans le cadre de la transformation numérique engagée par le pays depuis quelques années, le besoin en réseau Internet de qualité, en centre de données, en systèmes de cybersécurité, en services publics en ligne reste inassouvi complètement.

Ce partenariat intervient en marge de la 9e édition du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). Les autorités togolaises ont rencontré plusieurs entreprises chinoises dans le but de sceller des contrats stratégiques pour soutenir, entre autres, leur transformation numérique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Togo Digital 2025 ». Le document, publié en juin 2022, se structure autour de 9 programmes avec pour principal objectif d’accélérer l’inclusion sociale et le développement économique par le numérique. La création d’un écosystème d’innovation et de talents digitaux, l’accès au très haut débit et à l’équipement pour tous ou encore la digitalisation des secteurs phares de l’économie sont autant de programmes inclus dans ledit document.

Outre Huawei, le Togo s’est déjà allié à d’autres entreprises technologiques telles que les français Atos et Idemia pour la construction du système national d’identification électronique. Plus tôt dans l’année, le pays s’est tourné vers le Kazakhstan pour bénéficier des ressources et des compétences de la National Information Technologies pour ses projets digitaux et la numérisation de l'administration et des services destinés aux citoyens.

Adoni Conrad Quenum

Posted On jeudi, 12 septembre 2024 13:15 Written by

Dans le but de soutenir la transformation numérique, les autorités ont mis en place la stratégie « Congo Digital 2025 ». Elle comprend plusieurs programmes et projets soutenus par divers partenaires techniques et financiers.

Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, s'engage à dynamiser le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) au Congo. Le mercredi 11 septembre, il a présenté plusieurs initiatives lors d'une cérémonie de don de matériel informatique à l'université Marien Ngouabi de Brazzaville.

« Il y a quelques mois, nous avons initié la connectivité des deux grandes universités de notre pays, à savoir l'université Marien Ngouabi et l'université Denis Sassou Nguesso. Les travaux sont actuellement en cours et la livraison est normalement prévue d'ici la fin de cette année », a indiqué Léon Juste Ibombo.

En plus du projet de connectivité des universités Marien Ngouabi et Denis Sassou Nguesso, il a mentionné la formation de 1200 jeunes aux compétences numériques grâce à un financement de 1 million $ de la Banque mondiale, ainsi que l'installation d'un réseau Wi-Fi gratuit à haut débit sur le campus de l'université Marien Ngouabi.

Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre du Projet d'accélération de la transformation numérique (PATN), qui fait partie de la stratégie nationale de transformation numérique « Congo Digital 2025 ». Soutenu par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions $, ce projet, lancé en janvier 2023, vise à fournir un accès Internet à haut débit aux administrations publiques, aux universités, aux établissements du secondaire et aux régions rurales.

L’amélioration de la connectivité des institutions académiques contribuera, entre autres, à moderniser les infrastructures du pays et facilitera l'accès aux services en ligne et à l'e-learning. En ce qui concerne la formation des jeunes aux compétences numériques, elle prépare la future main-d'œuvre aux besoins du marché de l'emploi, renforçant ainsi la compétitivité du Congo dans le secteur des TIC.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 12 septembre 2024 12:33 Written by

Le gouvernement intensifie ses efforts pour accélérer la transformation numérique dans tous les secteurs du pays. Ces initiatives bénéficient d'un appui significatif des Nations unies, renforçant ainsi la mise en œuvre de projets stratégiques.

Dans le cadre de la modernisation de ses activités, le Parlement malawite se prépare à franchir une étape décisive en introduisant, le jeudi 12 septembre, un nouveau système numérique baptisé « e-Chamber ». Ce projet innovant vise à révolutionner le fonctionnement interne de l'institution par la numérisation des processus parlementaires pour plus d'efficacité et de transparence. Pour garantir une transition fluide vers ce nouvel environnement technologique, une session de formation a été organisée le 11 septembre, à l'inttention des députés.

« Le système complet sera pleinement opérationnel pour la prochaine session parlementaire. Cette formation illustre l'engagement du Parlement à adopter les outils numériques et à accroître l'efficacité de ses procédures, dans le but de mieux servir le peuple malawite », a précisé l'institution dans un communiqué.

Le système e-Chamber offre des fonctionnalités avancées, notamment la gestion audio, la gestion électronique des documents et le vote électronique. Chaque parlementaire se verra doter d'une tablette équipée d'un nouveau système audio, lui permettant d'accéder aux documents nécessaires et d'effectuer des tâches officielles telles que le vote.

Cette initiative s'inscrit dans une transformation numérique plus large, menée en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle fait suite à l'introduction en avril de la plateforme e-Court, qui vise à faciliter l'accès à la justice, en particulier pour les communautés marginalisées, en proposant des services efficaces, transparents et dématérialisés.

L'adoption de ce système multimédia sans papier au sein du Parlement renforcera l'efficacité opérationnelle en centralisant la gestion des discours, des votes, de l'interprétation simultanée ainsi que l'inscription des membres. Le Malawi rejoint ainsi les rangs de pays africains comme le Kenya, l'Ouganda et l'Angola, qui ont déjà adopté ce type de système.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 12 septembre 2024 10:34 Written by

Le gouvernement kényan recherche des partenaires internationaux pour accélérer la transformation numérique du pays. En juin dernier, l’exécutif s’était déjà rapproché de la Malaisie à cet effet.

Le Kenya et la Belgique explorent des opportunités de coopération dans le domaine du numérique. Margaret Ndung’u (photo, à droite), ministre de l’Information, des Communications et de l’Economie numérique du Kenya, et Peter Maddens (photo, à gauche), ambassadeur de Belgique au Kenya, ont discuté à propos le mercredi 11 septembre.

Les axes de la potentielle collaboration n’ont pas été précisés. Toutefois, le ministère a déclaré que les deux parties ont discuté de la connectivité du dernier kilomètre, entre autres projets numériques.

Les discussions interviennent dans un contexte où le gouvernement kényan recherche des partenariats internationaux pour soutenir la transformation numérique du pays. En juin dernier, l’exécutif a engagé des discussions avec la Malaisie sur des questions comme la cybersécurité, la production de semi-conducteurs. En janvier, le gouvernement indien a approuvé un protocole d’accord signé avec le pays d’Afrique de l’Est un mois plus tôt sur le numérique.

Le soutien des partenaires internationaux devrait faciliter la réalisation du programme d’accélération de l’économie numérique du Kenya. A son accession au pouvoir en septembre 2022, le président William Ruto a affiché son ambition de mettre la technologie numérique au service du développement socio-économique d’ici 2027. A cet effet, il a prévu divers investissements, notamment le déploiement de 100 000 km de fibre optique, l’installation de 25 000 points d’accès Wi-Fi et la numérisation de 5 000 services administratifs.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On jeudi, 12 septembre 2024 03:49 Written by

Pour stimuler sa croissance économique et renforcer sa visibilité à l'international, le Maroc mise sur le développement du tourisme. Dans cette optique, le pays investit dans la modernisation de ses aéroports, véritables portes d’entrée sur son territoire.

Le Maroc souhaite numériser ses aéroports d’ici 2025. L’Office national des aéroports (ONDA) a déployé une stratégie ambitieuse baptisée « Décollage 2025 », dont l’un des axes majeurs consiste à numériser intégralement le parcours des voyageurs. L’initiative a été annoncée par Mohammed Abdeljalil, le ministre du Transport et de la Logistique.

« L’Office a alloué des fonds importants au chantier de la numérisation, en recrutant des compétences techniques spécialisées pour gérer l’unité de services numériques Digital Factory. Cette unité sera chargée de superviser la mise en œuvre des projets destinés à consolider la transformation numérique de l’Office dans toutes ses activités », a expliqué le ministre.

Parmi les premières étapes du projet figure l’installation de portails intelligents « e-gate » dans les aéroports marocains. Ces systèmes automatisés utilisent la technologie biométrique pour vérifier l'identité des voyageurs. Ce sont des dispositifs self-service qui permettent aux passagers de passer le contrôle d'immigration sans agent, ce qui accélère l'embarquement et le débarquement.

Le ministre a précisé que le nouveau terminal de l’aéroport de Rabat-Salé, prévu pour 2025, servira de projet pilote avant une extension à d’autres aéroports comme Mohammed V et Marrakech-Menara. La stratégie comprend également la mise en œuvre d’un système d’information « SMART AIRPORT » qui assurera une surveillance, en temps réel, des installations aéroportuaires et la collecte de données pour réagir rapidement en cas de dysfonctionnement.

Ces initiatives visent à moderniser les infrastructures aéroportuaires marocaines en vue de la prochaine Coupe d’Afrique des nations, qui se tiendra l’année prochaine, et de la Coupe du monde de football 2030, que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal, tout en améliorant l’expérience des voyageurs et la coordination des données.

En intégrant des e-gates dans ses aéroports, le Maroc suit l'exemple de nombreux pays européens qui ont déjà adopté cette technologie avec succès. Ce système marque une étape clé vers la numérisation des services aéroportuaires, offrant une meilleure expérience aux voyageurs tout en renforçant la sécurité.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 11 septembre 2024 13:32 Written by

En 2023, le PNUD a mis en place un projet pilote pour former les jeunes de 24 pays africains en cybersécurité. La réussite de cette phase conduit au lancement d'une grande initiative.

Le Bureau régional Afrique de l’Ouest et centrale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) s’est engagé à former 25 000 jeunes des deux sous-régions en cybersécurité. L’information a été dévoilée le lundi 9 septembre.

Pour atteindre ce but, l’institution s’est associée à l’université canadienne Concordia et à l'académie des compétences numériques Give1Project. La formation s’effectuera sur une période de 5 mois sanctionnée d’un certificat.

Cette initiative intervient après le succès de la phase pilote qui s’est déroulée en 2023. Elle a pris en compte les jeunes de 24 pays du continent pour une formation de 4 mois, dont 2 semaines en présentiel dans la ville de Saly, au Sénégal. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’Afrique fait face à un déficit de 100 000 professionnels qualifiés en cybersécurité.

La cybersécurité s’impose depuis quelques années comme l’un des segments clés du secteur technologique en Afrique. Alors que le marché du numérique continental devrait atteindre 712 milliards $ en 2050, l’UIT estime que le faible niveau de préparation de l'Afrique en matière de cybersécurité coûte aux Etats membres en moyenne 10 % de leur produit intérieur brut (PIB). En plus d’investir dans la formation des talents locaux en cybersécurité, les Etats africains devraient mettre en place un cadre juridique et réglementaire en matière de cybersécurité.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 11 septembre 2024 11:12 Written by

Le gouvernement namibien a fait de la transformation numérique un des piliers du développement socioéconomique du pays. Pour y arriver, l’exécutif veut mettre en place des barrières pour garantir la sécurité des personnes et des systèmes.

La Namibie sera bientôt dotée de cadres réglementaires sur la cybersécurité et la protection des données. Emma Theofelus (photo), ministre des Technologies de l’information et de la communication (TIC), a déclaré le lundi 9 septembre que les deux projets de loi sont sur le point d’être finalisés. C’était lors du lancement de la huitième édition du Sommet national sur les TIC.

« Pour prospérer dans cette nouvelle ère numérique, nous devons non seulement nous adapter aux changements technologiques, mais aussi construire un cadre robuste et résilient capable de résister au rythme rapide de ces avancées », a déclaré la ministre.

Les lois sur la cybercriminalité et la protection des données sont prévues par le Plan stratégique national pour le numérique 2025-2029. Leur élaboration intervient dans un contexte de transformation numérique accélérée marqué par l’adoption rapide des TIC et la diversification de leur usage. Par exemple, le nombre d’abonnements Internet mobile en Namibie est passé de 934 000 au 2e trimestre 2016 à 1 532 000 au 2e trimestre 2024, soit un taux de progression de 64,1 %. Fin juin, le nombre d’abonnés mobiles s’élevait à 2,47 millions.

Cette croissance rapide de l’adoption du numérique rime avec de nouveaux défis, notamment la menace croissante de la cybercriminalité. Interpol l’a souligné dans son rapport « African Cyberthreat Assessment Report 2024 ». L'Organisation internationale de police criminelle explique que les cybercriminels emploient des méthodes de plus en plus sophistiquées pour exploiter les vulnérabilités des individus, des organisations et des Etats.

Le renforcement de la cybersécurité et la protection des données personnelles s’avèrent donc indispensables pour la réalisation de l’ambition de numérisation du gouvernement namibien. L’exécutif veut mettre les technologies numériques au service de la croissance économique, de l’inclusion sociale et du progrès sociétal en général.

« De l’e-gouvernement à la santé numérique et à l’éducation, ces technologies offrent de nouvelles façons d’améliorer la prestation des services et d’accroître la qualité de vie de notre population. Nous devons tirer parti de ces technologies pour rendre les services gouvernementaux plus accessibles, efficaces et réactifs aux besoins des citoyens », a déclaré Emma Theofelus.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On mardi, 10 septembre 2024 16:51 Written by

Le Maroc est confronté à un problème persistant de déscolarisation, particulièrement dans les régions rurales. Des mesures sont prises pour inverser cette tendance en pleine progression.

La Fondation Orange Maroc prévoit d’équiper 55 nouvelles écoles en matériel informatique pour la rentrée 2024-2025, dans le cadre de son programme « Les Ecoles numériques ». L’annonce a été faite le jeudi 5 septembre, à l'occasion du lancement de la deuxième phase du projet.

« Ce programme vise à démocratiser l’accès aux technologies numériques dans les écoles primaires rurales, afin de garantir à tous les élèves, quel que soit leur environnement, des conditions d’apprentissage égales. La consolidation de notre partenariat avec le ministère de l’Education nationale est une nouvelle preuve de notre engagement à accompagner le royaume vers la réussite de la transformation digitale de l’école marocaine », a souligné Hind Lfal (photo), secrétaire générale d’Orange Maroc.

Lancé en 2022 en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, ce projet fournit des équipements numériques, notamment des ordinateurs pour les enseignants, des tablettes pour les élèves, et des ressources pédagogiques en ligne en français et en arabe. Il vise à améliorer l’apprentissage dans les zones rurales, souvent confrontées à des défis d’accès aux outils éducatifs modernes.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie RSE d’Orange Maroc pour encourager l’inclusion numérique et combattre le décrochage scolaire. Selon le ministère de l’Education nationale, 249 458 élèves ont quitté l’école en 2022/2023, dont 45,5 % issus des zones rurales. L’UNESCO évalue à 196 millions de dollars par an l’impact économique de ce phénomène au Maroc.

Avec cette nouvelle phase, 55 écoles supplémentaires seront équipées, 200 enseignants formés, et 17 000 élèves bénéficieront de cette initiative, renforçant ainsi l'effort pour réduire le fossé numérique dans les zones rurales du Maroc. Depuis son lancement, le programme a déjà permis la numérisation de 16 écoles rurales, bénéficiant à plus de 4 000 élèves et 30 enseignants.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 10 septembre 2024 10:37 Written by

En septembre 2023, les autorités burkinabè ont lancé une plateforme pour le retrait du casier judiciaire en ligne. Elle était initialement accessible à Ouagadougou, avec un déploiement prévu dans toutes les régions du pays.

Le ministre de la Justice et des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala (photo, au centre), a annoncé le vendredi 6 septembre à Ouagadougou l'extension de l'e-casier judiciaire sur l’ensemble du territoire national. L’objectif de l'initiative est de simplifier l’obtention de ce document administratif pour les populations.

Cette mesure fait suite au lancement de l'e-casier judiciaire le 15 septembre 2023 dans les tribunaux de grande instance de Ouaga I et II. Le succès de cette phase pilote a conduit à l’élargissement du projet à l’ensemble des régions du pays. A ce sujet, Edasso Rodrigue Bayala a précisé : « les demandes globales en ligne s'élèvent à environ 105 000 depuis le lancement de la plateforme. Cela montre un réel engouement, car ce système réduit les coûts, rend la justice plus accessible et diminue la corruption dans le secteur judiciaire ».

La promotion de l'administration électronique fait partie des axes prioritaires du document de la Stratégie nationale de modernisation de l'administration publique (SNMAP) 2021-2025. A travers son troisième objectif stratégique, les autorités visent à rendre les services publics accessibles aux usagers grâce aux technologies de l’information et de la communication.

Selon l’E-Government Development Index des Nations unies, qui mesure la fourniture de services en ligne, la connectivité des télécommunications et les capacités humaines, le Burkina Faso s’est classé 166e sur 193 pays en 2022, avec un score de 0,3476.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 10 septembre 2024 08:58 Written by
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