Les relations bilatérales entre l’Italie et la Tunisie remontent aux années 1980. Au fil de l’évolution du contexte mondial, les deux pays ont su développer leurs échanges dans plusieurs domaines. Ils entendent faire de même pour la quatrième révolution industrielle.

L’Italie et la Tunisie ont dévoilé le lundi 27 mai leur volonté d’approfondir leur coopération dans le domaine du numérique. Dans ce nouveau chapitre qu’envisagent les deux pays, l’accent est mis sur la promotion d’initiatives de collaboration économique et industrielle dans le domaine de l'intelligence artificielle et de la recherche dans la transition numérique. Un mémorandum d'intention a été signé à cet effet entre Adolfo Urso, le ministre de l'Entreprise et du Made in Italy (Mimit), Nizar Ben Néji, le ministre tunisien des Technologies de communication.

Le ministère tunisien des Technologies de communication a déclaré que « cette annonce se traduit par un désir commun de renforcer les initiatives de coopération économique et industrielle, faciliter les investissements et les initiatives communes entre les entreprises tunisiennes et italiennes, à travers des forums d'entreprises, des séminaires et des ateliers organisés avec la participation des institutions et institutions gouvernementales et avec le soutien des associations et organisations représentant les entrepreneurs ».

Il a ajouté que cette nouvelle étape découle d’un « intérêt mutuel à promouvoir des formes de coopération bilatérale pour le transfert de technologie, par l'échange d'expériences et de connaissances dans le domaine de la recherche, de l'innovation et de la formation de nouvelles compétences ; l'intention commune de faciliter et de mettre en œuvre des projets dans les secteurs public, privé et commun y compris les parties prenantes des deux pays dans le contexte de l'application de l'intelligence artificielle à l'industrie et de la recherche dans les secteurs liés ».

Cette nouvelle intention de coopération numérique entre l’Italie et la Tunisie intervient après celle du 29 septembre 2023. Ce jour, les deux pays représentés par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) de Tunisie et son homologue de l’Italie avaient signé un protocole d’accord portant sur la coopération bilatérale dans le domaine de la cybersécurité et des services de confiance numériques. Cet acte visait à renforcer l’échange d’expériences et d’expertise entre les deux institutions et leur permettre de développer des compétences spécialisées pour la protection du cyberespace, garantir la souveraineté numérique de leur pays, améliorer leur vitesse de réponse et du niveau de vigilance pour assurer la détection précoce des cyber-risques et y faire face de manière efficace. 

Le ministre italien a également annoncé qu'un centre dédié au développement durable sera créé en Tunisie, en coopération avec l'Italie et le Programme des Nations unies pour le développement. Il a présenté la structure comme une excellente occasion d'attirer des expériences et des investissements, et contribuer à une croissance inclusive et à l’amélioration de la qualité des services fournis aux institutions et aux citoyens. Selon Adolfo Urso, cette plateforme multilatérale peut devenir un catalyseur pour le développement de la technologie de l'intelligence artificielle et de ses multiples applications tant au niveau national qu'au niveau transfrontalier.

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Posted On mardi, 28 mai 2024 10:35 Written by

Avec une forte jeunesse, l’Afrique abrite actuellement une industrie start-up bouillonnante. Les innovations numériques se multiplient, avec des pays comme le Nigeria, le Kenya, à la tête de cette nouvelle économie. Cela induit un environnement technique qui a aussi évolué même s’il présente encore quelques faiblesses.

L’écosystème innovant d’Afrique a connu une croissance diversifiée au cours des dix dernières années. Avec juste une poignée de tech hubs en 2010 selon International Trade Center (ITC), le continent compte aujourd’hui 1 031 de ces structures d’accompagnement indispensable aux jeunes entreprises dont les ressources sont limitées. L’embellie semble s’être opérée avec la Covid-19 qui a accéléré la numérisation sur le continent. En 2019, l’on ne dénombrait encore que 643 tech hubs recensés. En 2021, le chiffre avait augmenté de 60 %.

Dans son étude « Tech Hubs in Africa, accelerating start-ups for resilient growth 3rd Edition 2024 », ITC indique que le Nigeria accueille le plus grand nombre de hubs technologiques sur le continent (164), suivi par l'Afrique du Sud (96) et le Kenya (90). En Afrique, 53 % des hubs fonctionnent principalement comme des institutions de renforcement de la communauté, tandis que 45 % seulement proposent un programme de soutien aux entreprises.

Huit catégories

Il existe huit sortes de tech hubs, classés en fonction de leurs modèles d'entreprise et services offerts. Il y a les accélérateurs qui proposent des programmes fixes et basés sur des cohortes, donnant accès à des services de conseil. Les incubateurs qui soutiennent les jeunes entreprises en phase de démarrage en leur fournissant des ressources telles que le mentorat, la formation et, dans certains cas, des capitaux qui leur permettent de se perfectionner. Les centres d'innovation, entendus au sens large comme des installations conçues pour nourrir des idées innovantes et créatives, tout en aidant les entrepreneurs à développer leur activité.

Il faut aussi citer les hackerspaces, makerspaces et fablabs donnent accès à des outils technologiques, des équipements et des compétences pour créer et tester des produits numériques. Les espaces de coworking offrent des espaces de travail physiques qui augmentent la productivité et encouragent l'apprentissage par les pairs, la mise en réseau, le développement des capacités et la collaboration. Les « Venture Builders » permettent aux entreprises à forte croissance d'accéder aux ressources nécessaires pour se développer et s'étendre rapidement. Les parcs technologiques regroupent des entreprises technologiques dans une région pour permettre le développement d'idées innovantes et l'interaction entre les acteurs. Enfin, il y a les sociétés de capital-risque qui donnent accès à des capitaux, à des services de conseil et à de nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Spécificités

Parmi ces différents tech hubs recensés en Afrique, les incubateurs sont considérés comme les plus nombreux.  Par contre, le nombre d’entreprises locales de capital-risque demeure faible.

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Source : ITC

Les services les plus offerts en Afrique par les tech hubs sont la formation et les événements de réseautage.  Par contre, le financement demeure très faible. Il est parmi les offres les plus faibles des tech hubs africains.

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Source : ITC

Spécialisation

Tous les techs hubs ne sont pas généralistes. Plusieurs proposent désormais des programmes et un soutien plus personnalisés, ciblant des groupes démographiques ou des secteurs spécifiques afin d'optimiser la formation et le soutien fournis. 52 % des centres ciblent des secteurs spécifiques dans la mise en œuvre de leurs programmes et initiatives.

Parmi ceux-ci, l'agriculture, la fintech et le commerce électronique sont les secteurs les plus ciblés, représentant respectivement 22 %, 17 % et 11 %. Ces secteurs comptent parmi les plus actifs d'Afrique en matière de part d'investissement et de nombre de start-up. En outre, ces secteurs offrent aux entrepreneurs d'immenses possibilités de créer un impact social.

Genre

Plusieurs techs hubs se concentrent aussi sur la fourniture de services d'aide à des segments particuliers de la population. Bien que de nombreux s'adressent à différents groupes de population, la plupart d'entre eux ciblent les jeunes et les étudiants, suivis par les fondatrices et les femmes.

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Source : ITC

Défis

Avec la Covid-19 qui a frappé le monde dès mars 2020, 73 % des techs hubs ont dû fermer leurs locaux dès le début de la pandémie pour se conformer aux directives de sécurité sanitaire. Les 27 % restants sont restés ouverts et opérationnels, en adhérant aux procédures strictes. La fermeture des locaux a eu un impact direct sur leurs revenus des plateformes. 8 % des tech hubs ont été contraints de mettre fin à leurs activités. Plusieurs ont dû changer de modèle économique en intégrant davantage de formation à distance. Mais le plus grand défi auquel ont toujours fait face les Techs hubs africains c’est le financement. Il faut de l’argent pour opérer et il en faut davantage pour se réinventer comme pendant la Covid-19. International Trade Center souligne que à cet effet que la plupart des centres ne peuvent pas financer leurs opérations à partir des seules recettes générées par leurs services ; ils ont besoin d'aide pour obtenir des financements externes tels que des subventions. Ils ont également besoin de politiques favorables qui attirent les investisseurs et encouragent l'innovation. 

Muriel Edjo

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Posted On lundi, 27 mai 2024 16:01 Written by

Depuis la prise de pouvoir du président Patrice Talon en 2016, le Bénin s’est donné pour ambition de devenir la plaque tournante du numérique dans la sous-région. Pour cela, le pays a entamé la numérisation de nombreux services, un processus accéléré à partir de 2021 à cause de la Covid-19.

La direction générale des impôts (DGI) a lancé le jeudi 23 mai de nouveaux e-services fiscaux pour les petites entreprises et les propriétaires fonciers. L’objectif est de faciliter les procédures de paiement des taxes et impôts pour ces derniers basés à Cotonou avant une extension dans les autres villes du pays.

« Nous sommes à une époque où les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle primordial dans tous les aspects de nos vies et le domaine fiscal ne fait pas exception. [...] Nous mettons à la disposition des micro et petites entreprises et propriétaires de biens fonciers des outils modernes pour sécuriser et faciliter l’accomplissement de leurs obligations fiscales. Cette plateforme contribue à réduire énormément le coût de conformité fiscale et à réduire le temps qui y sera consacré », a indiqué Nicolas Yenoussi, directeur général des impôts.

Le Bénin a entamé la numérisation de son administration fiscale en 2017 avec la mise en place du portail « e-services.impots.bj ». Les autorités ont opté pour une extension progressive de la plateforme et plusieurs fonctionnalités ont été ajoutées depuis son lancement. L’introduction de nouveaux services à l’endroit des micro et petites entreprises et des propriétaires fonciers s’inscrit dans ce cadre.

Il faut souligner que la numérisation des services fiscaux vise à créer un environnement fiscal plus moderne, transparent et centré sur les besoins des usagers. D’après la DGI, la numérisation progressive de ses services ont permis d’accroître les recettes fiscales de 13,1% entre 2017 et 2021 contre 5,7% sur la période 2012 à 2016.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 27 mai 2024 10:22 Written by

La Poste est l’un des secteurs qui ont été durement touchés par la crise de la Covid-19. L’accélération de la numérisation qui en a résulté a ébranlé davantage le marché postal qui se heurte à des concurrents innovants. En Afrique en particulier, le service doit se réinventer.

Des investisseurs équato-guinéens, représentés par la société INVERFIN, ont exprimé leur désir d’accompagner la Poste gabonaise dans ses projets numériques. Ils ont également exprimé un intérêt pour soutenir le groupement d’intérêt économique que forment La Poste SA, Télédiffusion Gabon (TDG) et Services Universels dans la couverture en réseau télécoms des zones blanches sur l’ensemble du territoire national. Ces différents projets ont été abordés jeudi 23 mai, avec la ministre de la Communication et de Médias, Laurence Ndong (photo, au centre), lors de l’audience qu’elle a accordée à une délégation équato-guinéenne à Libreville.

Sur la page Facebook de la ministre, l'on peut lire que des investisseurs équato-guinéens sont « prêts à financer 100 % des projets que La Poste SA souhaite concrétiser dans le domaine du numérique, le long de la zone des trois frontières (Gabon, Guinée équatoriale, Cameroun) et au-delà, en espérant un retour d’investissement conforme au protocole d’accord qui sera signé entre les deux parties ». Ledit protocole d’accord devrait préalablement être examiné par les juristes de La Poste SA et du ministère de la Communication et des Médias, indique la ministre.

L’appui financier que souhaitent mobiliser les investisseurs équato-guinéens pour les projets numériques de la Poste gabonaise devrait soutenir les ambitions de transformation de la société nationale, conformément au plan Gabon numérique et aux directives de l’Union postale universelle (UPU) dont le Gabon est membre.  Les deux approches mettent en exergue la nécessité pour La Poste SA de se réinventer comme le font actuellement plusieurs de ses homologues à travers le monde, pour tirer pleinement parti des opportunités de l’e-commerce, de l’e-gouvernement, de la numérisation du mandat postal, etc.

Dans son indice intégré pour le développement postal (2IPD) de 2023, l’Union postale universelle considère comme faible le niveau de développement postal du Gabon. Sur une évaluation de dix points, le pays n’obtient que deux.

Selon le post Facebook de la ministre de la Communication et de Médias, « les représentants d'INVERFIN devraient revenir à Libreville dans quelques semaines pour la signature définitive du protocole d’accord ».

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Posted On lundi, 27 mai 2024 07:52 Written by

Dans le cadre de ses initiatives en Afrique, Google multiplie les investissements dans l'infrastructure numérique. L'objectif est de tirer parti des opportunités de l'économie de l'Internet, contribuant ainsi à un avenir numérique prospère et durable pour le continent.

La société technologique américaine Google a annoncé le jeudi 23 mai une nouvelle route de fibre optique reliant l’Afrique à l’Australie pour accroître la portée et la fiabilité de la connectivité numérique en Afrique. L’infrastructure est dénommée Umoja. La partie terrestre du réseau est construite en partenariat avec le Liquid Intelligent Technologies.

Cette partie terrestre reliera le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC), la Zambie, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. De là, une liaison sous-marine sera établie pour rejoindre l’Australie en passant par l’océan Indien.

Selon Google, le câble Umoja s’inscrit dans le cadre du projet Africa Connect, tout comme le câble Equiano annoncé en 2019 qui relie l’Afrique à l’Europe. Ce nouvel investissement intervient dans un contexte marqué par des pannes récurrentes sur les câbles sous-marins qui desservent le continent provoquant des perturbations de l’Internet.

Le dernier épisode remonte au 12 mai lorsque des défaillances sur les systèmes de câbles sous-marins SEACOM et EASSY ont provoqué des perturbations dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est et australe. En mars dernier, des pannes similaires sont intervenues sur les câbles WACS, MainOne, ACE, SAT3, Seacom/TGN, AAE1 et EIG. Une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest, centrale et australe avaient été affectés.

« Cette initiative est essentielle pour garantir la redondance et la résilience de la connectivité de notre région avec le reste du monde, en particulier à la lumière des récentes perturbations causées par des coupures de câbles sous-marins. En renforçant notre épine dorsale numérique, nous améliorons non seulement la fiabilité, mais nous ouvrons également la voie à une plus grande inclusion numérique, à l’innovation et à des opportunités économiques pour nos populations et nos entreprises », a déclaré William Ruto, président du Kenya.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On vendredi, 24 mai 2024 11:23 Written by

L’accès au financement demeure l’une des difficultés auxquelles les start-up sont confrontées, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. Leur soutien stimule l'innovation, crée des emplois et dynamise l'économie numérique régionale.

Orange Ventures, l’entité de capital-risque du groupe Orange, et Digital Africa une initiative panafricaine qui soutient les entreprises africaines en phase de démarrage ont signé, le jeudi 23 mai, un accord de partenariat en marge du salon  technologique Vivatech qui se tient à Paris. L’initiative vise à co-investir dans des start-up issues du réseau Orange digital centers (ODC) en Afrique et au Moyen-Orient.

« Les Orange Digital Centers sont de véritables catalyseurs d'innovation où les idées prennent forme et où les rêves deviennent réalité. En associant nos forces avec Orange Ventures et Digital Africa, nous donnons aux start-up africaines les moyens de prospérer et de laisser leur empreinte dans un monde numérique en pleine expansion », a déclaré Asma Ennaifer (photo, à gauche), directrice exécutive RSE, communication et du programme Orange Digital Center d’Orange Afrique et Moyen-Orient.

Le partenariat s'inscrit dans l'engagement résolu d’Orange Ventures et de Digital Africa à intensifier leurs investissements dans les start-up accélérées par le réseau ODC. Il consolide également l'accord stratégique conclu en juin 2023 entre Orange et Digital Africa, visant à faciliter le financement et l'accompagnement des start-up du réseau ODC.

Dans le cadre de la collaboration, les partenaires pourront désormais doubler les fonds engagés par l'une des deux parties, grâce à une instruction conjointe des dossiers de candidature et à une possibilité de financement commun, via Fuzé, un dispositif d’investissement mis en œuvre par Digital Africa. Cette nouvelle étape, impliquant Orange Ventures, devrait permettre de soutenir un nombre croissant d’entrepreneurs africains du réseau ODC dès les premières phases de leur développement, en leur offrant un financement et un accompagnement complets.

La précédente collaboration a permis dès la première année de financer cinq start-up du réseau ODC. Chacune d'elles a reçu des financements allant jusqu'à 50 000 euros dans le cadre du programme Fuzé de Digital Africa.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 24 mai 2024 07:05 Written by

En septembre 2023, le président kényan William Ruto s’est rendu dans la Silicon Valley pour s’entretenir avec plusieurs dirigeants de firmes technologiques. Depuis lors, nombre de ces entreprises ont décidé d’investir dans ce pays d’Afrique de l’Est.

La société technologique américaine Microsoft et G42, une firme émiratie opérant dans l’intelligence artificielle et le cloud computing, comptent investir 1 milliard $ dans le secteur du numérique au Kenya. L’annonce a été faite via un communiqué de presse publié le mercredi 22 mai par Microsoft.

L’investissement servira, entre autres, à la construction d’un centre de données à Olkaria qui fonctionnera entièrement à l'énergie géothermique renouvelable. L’infrastructure sera construite par G42 et ses partenaires pour exploiter Microsoft Azure dans une nouvelle région cloud d'Afrique de l'Est. Il deviendra opérationnel dans les 24 mois suivant la signature des accords définitifs qui se fera le vendredi 24 mai à Washington, aux Etats-Unis.

« Une lettre d'intention officialisant cette relation sera signée vendredi dans le cadre de la visite d'Etat du président kényan William Ruto aux Etats-Unis d'Amérique, la première visite d'Etat à Washington d'un chef d'Etat africain en exercice depuis près de vingt ans. La lettre d'intention sera signée par Microsoft, G42 et le ministère kényan de l'Information, des Communications et de l'Economie numérique. Elle a été élaborée avec l'aide des gouvernements des Etats-Unis et des Emirats arabes unis », peut-on lire dans le communiqué.

Cette initiative fait suite à la signature en septembre dernier d’un protocole d’accord entre le Kenya et Microsoft pour intégrer les services cloud de la firme de Redmond dans le but d’améliorer la prestation des services publics avec l’adoption de la stratégie cloud-first. Le Kenya veut s’imposer comme la plaque tournante du numérique dans la région et pour cela, les autorités ont convaincu plusieurs géants technologiques d'investir dans le pays. Outre Microsoft, Oracle construira son deuxième centre de données en Afrique à Nairobi.

Il faut souligner que malgré un écosystème de start-up attractif, le Kenya occupe seulement la 19e place avec un score de 54,2 sur 100 dans le classement des pays africains selon le développement des technologies de l'information et de la communication en 2023, d’après le rapport « Measuring digital development : The ICT Development Index 2023 » publié le 15 décembre dernier par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Par ailleurs, l'initiative comportera quatre piliers supplémentaires qui seront développés en partenariat avec des acteurs locaux. Ces piliers incluent le développement de modèles d'IA en langues locales et la recherche associée, la création d'un laboratoire d'innovation en Afrique de l'Est accompagné d'une vaste formation aux compétences numériques en IA, des investissements dans la connectivité internationale et locale, ainsi qu'une collaboration avec le gouvernement kényan pour promouvoir des services cloud à travers toute l'Afrique de l'Est.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 23 mai 2024 11:56 Written by

Le secteur horticole connaît une croissance remarquable en Ethiopie. Pour obtenir des résultats encore plus probants, des initiatives numériques sont mises en œuvre.

L'Association éthiopienne des producteurs-exportateurs d'horticulture (EHPEA) et Trade Mark Africa une organisation africaine d’aide pour le commerce ont signé le mardi 21 mai un accord de partenariat à Addis-Abeba. Cette initiative vise à développer des systèmes complets d'apprentissage en ligne et de gestion des connaissances dans le secteur de l'horticulture en Ethiopie.

S'exprimant sur le bien-fondé de ce partenariat, Tewodros Zewdie (photo, au centre), directeur exécutif de l'EHPEA, a souligné que le projet permettra de maintenir la compétitivité dans le secteur dynamique de l'horticulture dans le pays. « Grâce à ce projet, nous investissons non seulement dans la technologie, mais aussi dans l'avenir du secteur horticole éthiopien. Notre partenariat avec Trade Mark Africa nous permettra de doter nos membres des ressources nécessaires pour prospérer sur un marché de plus en plus numérique », a-t-il déclaré.

Le partenariat bénéficiera d'une subvention de 139 000 € de l'Union européenne, par l'intermédiaire de l'Agence française de développement (AFD). Ce soutien financier facilitera la mise en œuvre de la plateforme d’apprentissage, offrant l'accès à des ressources précieuses, du matériel de formation et des modules interactifs pour améliorer les compétences et le partage des connaissances en matière de production horticole et de pratiques d'exportation.

La collaboration s’inscrit dans le cadre d'un programme plus vaste sur le corridor Ethiopie — Djibouti. Elle intervient à un moment où le secteur horticole éthiopien a enregistré une croissance notable ces dernières années, devenant un pilier fondamental de l'économie nationale. D'après les données officielles, ce secteur contribue à hauteur de 86 % au PIB agricole.

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Posted On mercredi, 22 mai 2024 18:49 Written by

Le gouvernement marocain s’est engagé à étendre la connectivité à haut débit dans le pays. L'objectif est d'offrir à tous une connexion Internet de qualité à un prix abordable.

La ministre marocaine chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Ghita Mezzour (photo), a annoncé le lundi 20 mai, devant la Chambre des représentants, le lancement d’un nouveau programme visant à couvrir 1 800 zones rurales avec l'Internet au cours des prochains mois. Ce programme marque le début de la deuxième phase du Plan national pour le développement du haut et très haut débit au Maroc.

Selon la ministre, la mise en œuvre de la première phase de ce plan, toujours en cours, avait pour objectif de couvrir 10 740 zones rurales jusque-là en déficit de couverture Internet. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement numérique à l’horizon 2030, dont le lancement est imminent.

Cette stratégie ambitieuse prévoit également l'introduction de la technologie 5G, qui devrait jouer un rôle crucial dans la modernisation du pays. En exploitant les technologies numériques, le Maroc aspire à stimuler la croissance économique, améliorer les services publics et garantir une inclusion numérique plus étendue.

Une fois le programme de couverture Internet déployé dans les 1 800 zones rurales, plusieurs millions de personnes verront leurs conditions de vie s'améliorer. Cette initiative permettra aux habitants de bénéficier de divers services publics disponibles en ligne. A ce jour, l'administration a déjà mis en place 600 plateformes numériques publiques, facilitant l'accès à une gamme de services essentiels.

Il est important de souligner que l'accès à l'Internet dans les zones rurales peut produire de grandes améliorations sur l'éducation, la santé et l'entrepreneuriat. Les élèves pourront accéder à des ressources éducatives en ligne, les patients pourront bénéficier de consultations médicales à distance, et les entrepreneurs locaux auront l'opportunité d'élargir leurs marchés grâce au commerce électronique.

L'engagement du Maroc dans cette transformation numérique témoigne de sa volonté de réduire la fracture numérique et d'intégrer pleinement toutes les régions du pays dans l'économie numérique mondiale.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 22 mai 2024 11:12 Written by

La Banque africaine de développement soutient les pays africains dans leur transition numérique. Elle se positionne aux côtés du Congo pour la mise en place de plusieurs infrastructures numériques.

Le Congo lance la construction de plusieurs infrastructures numériques. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse publié le vendredi 17 mai par la Banque africaine de développement (BAD) qui soutient le projet à hauteur de de 52,47 millions d’euros sur les 66,55 millions d’euros.

Le projet prévoit, entre autres, la construction d’un centre de données et de 600 kilomètres de câble de fibre optique sur les principaux axes d'interconnexion avec le Cameroun (341 km) et la République centrafricaine (281 km) via le fleuve Congo.

« Ce projet consolidera la souveraineté numérique du pays, car nous ne pouvons pas prétendre être souverains lorsque nos données, même les plus sensibles, sont stockées en dehors de notre territoire, dans des pays étrangers, avec des risques réels d'abus, de violation ou de fuites massives », a indiqué Michel Ngakala, coordinateur de la composante congolaise du projet Central Africa Fibre-Optic Backbone (CAB).

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la composante congolaise du projet CAB signé en mai 2016. Il a pour but d’étendre la couverture du réseau à fibre optique du Congo et d’atteindre les frontières du pays avec le Cameroun et la République centrafricaine, eux-mêmes ayant des composantes nationales du projet.

Le centre de données, qui sera livré en décembre 2024, comportera des salles de serveurs, des salles de contrôle et de supervision, des salles de réunion et de conférence et des emplacements pour les équipements énergétiques et de climatisation pour le bon fonctionnement de l’infrastructure.

« Désormais, nous pourrons héberger toutes les données publiques dans le centre de données, ainsi que celles des opérateurs de télécommunications, des banques, des compagnies d'assurance et d'autres entreprises privées qui souhaitent les héberger ici, y compris les sauvegardes des sites de stockage primaire qu'ils utilisent », ajoute Michel Ngakala.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 21 mai 2024 17:05 Written by
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