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A l’instar de plusieurs pays africains engagés dans la transition numérique, le Burundi renforce sa cybersécurité. Dans ce contexte, le recours à une expertise de premier plan s’avère indispensable.

Le gouvernement du Burundi, à travers le Secrétariat Exécutif des Technologies de l’Information et de la Communication (SETIC), a lancé le lundi 30 juin un appel à candidatures pour le recrutement d’un expert-consultant international spécialiste en cybersécurité. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui aux Fondations de l’Économie Numérique (PAFEN), financé par l’Association internationale de développement (IDA) à hauteur de 92 millions de dollars.

L’expert recruté accompagnera le SETIC dans la mise en œuvre de projets stratégiques de numérisation des services publics, avec un accent particulier sur la sécurité des infrastructures TIC gouvernementales. Il apportera un appui technique et stratégique dans la conception, le déploiement et la migration des systèmes d’information, tout en veillant au respect des normes internationales en matière de cybersécurité.

Parmi ses missions principales figurent l’élaboration d’un plan stratégique de sécurisation des infrastructures, la réalisation d’audits de sécurité, l’évaluation des risques, ainsi que le renforcement des capacités des équipes techniques du gouvernement. Il devra également contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité, en coordination avec les parties prenantes concernées.

Ce poste, d’une durée de douze mois à temps plein, avec possibilité de télétravail, est ouvert aux professionnels justifiant d’au moins dix ans d’expérience dans le domaine, dont cinq en contexte gouvernemental. Les candidats doivent posséder un diplôme de niveau master en cybersécurité, sécurité de l'information, technologies et systèmes d'information ou domaine équivalent, ainsi qu’au moins une certification reconnue (CISSP, CISM, ISO 27001, etc.).

Le consultant produira plusieurs livrables clés, dont un rapport d’évaluation de la posture sécuritaire du SETIC, une feuille de route pour la cybersécurité, des politiques de sécurité actualisées et des modules de formation destinés aux agents publics.

Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel du projet : www.pafen.gov.bi.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 02 juillet 2025 09:44 Written by

Dans le cadre de ses ambitions de transformation numérique, le Bénin mise sur des partenariats stratégiques. L’objectif est de renforcer la cybersécurité, stimuler l’innovation et former les talents de demain.

En marge de la cinquième édition du Cyber Africa Forum (CAF), tenue à Cotonou la semaine dernière, l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN), bras opérationnel du gouvernement béninois dans le secteur du numérique, a signé trois accords majeurs visant à renforcer l’écosystème technologique national.

« Le CAF 2025 était le cadre parfait pour signer ces trois partenariats. Le Bénin, à l’image des autres pays africains, s’engage vraiment dans une dynamique pour devenir producteur de technologie. Nous ne voulons plus être de simples consommateurs de technologie », a déclaré Marc-André Loko (photo), directeur général de l’ASIN.

Deux premiers protocoles ont été conclus respectivement avec l’entreprise sénégalaise Orbus Digital Services (ODS) et la société béninoise Quality Corporate. Ces partenariats visent à consolider l’environnement de la confiance numérique, à travers le renforcement de la cybersécurité, la gouvernance des données et la conformité réglementaire. Une démarche stratégique alors que l’Afrique de l’Ouest enregistre une recrudescence inquiétante des cyberattaques, touchant aussi bien les institutions publiques que les acteurs privés et les citoyens.

Le troisième accord, signé avec l’Institute for Inclusive Digital Africa (IIDiA), soutenu par la Fondation Bill & Melinda Gates, prévoit la création d’un laboratoire d’innovation numérique. Il vise à stimuler l’innovation, à former les talents locaux et à moderniser les services publics, dans une optique d’inclusion numérique et de renforcement des compétences.

Ces accords s’inscrivent dans la stratégie numérique ambitieuse du gouvernement béninois, qui entend faire du digital un levier de croissance inclusive. Selon la GSMA, la numérisation de l’économie béninoise pourrait générer jusqu’à 1 200 milliards FCFA (près de 2,2 milliards USD) de contribution supplémentaire au PIB national d’ici 2028, avec à la clé la création potentielle de plus de 300 000 emplois et une hausse significative des recettes fiscales.

Dans cette perspective, les partenariats récemment signés viennent concrétiser cette ambition, en jetant les bases d’un écosystème numérique plus résilient, innovant et inclusif. Avec ces nouvelles alliances, le Bénin renforce ainsi sa position d’acteur dynamique de l’innovation technologique en Afrique de l’Ouest, en misant sur la confiance numérique, l’inclusion et la montée en compétences locales pour asseoir une souveraineté numérique durable.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 02 juillet 2025 07:26 Written by

Face aux défis croissants de sécurité et d’efficacité administrative, le Niger engage une modernisation ambitieuse de ses systèmes d’identification, s’appuyant sur les technologies biométriques pour mieux servir ses citoyens.

Le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, le général Mohamed Toumba (photo, à droite), a signé, le vendredi 27 juin à Niamey, deux mémorandums d’entente avec Wissal Samtali (photo, à gauche), directrice de la société libyenne Al Itissan Al-Jadeed, spécialisée dans les solutions biométriques et les systèmes d'identité numérique. Ces accords lancent un partenariat public-privé visant à refondre les documents d’identité du pays.

Le premier protocole prévoit la conception, le financement, la construction et la maintenance d’un système d’émission de passeports biométriques électroniques, fabriqués en polycarbonate et dotés de puces hautement sécurisées. Ces e-passeports permettront une meilleure protection contre la fraude et renforceront la crédibilité des documents de voyage nigériens sur la scène internationale.

Le second mémorandum porte sur l’introduction d’une nouvelle carte nationale d’identité électronique (e-ID), conçue pour être à la fois sécurisée, interopérable et conforme aux standards internationaux. Elle doit faciliter l’identification des citoyens en ligne, réduire les délais administratifs et poser les bases d’une gouvernance numérique plus efficace.

Au-delà de la modernisation administrative, ces initiatives reflètent une volonté de transformation structurelle. Elles visent à bâtir un véritable écosystème numérique, dans lequel les technologies d’identification pourront servir de support à une large gamme de services tels que l’authentification en ligne, les services d’e-gouvernement, l’accès bancaire, les programmes de protection sociale, le contrôle aux frontières, etc.

Toutefois, pour que la nouvelle carte d’identité devienne un levier de développement et d’inclusion, plusieurs défis devront être relevés. Il s’agira notamment de garantir une couverture nationale équitable, de développer un système d’identification numérique robuste et interconnecté, de veiller au respect du cadre juridique régissant l’identification et de garantir la protection des données devenues des ressources stratégiques à l’ère de la quatrième révolution industrielle.

Cette collaboration marque un pas important dans la stratégie de modernisation du Niger, tout en illustrant la montée en puissance de partenariats techniques intra-africains. Pour Wissal Samtali, il s’agit d’un signal fort qui pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives communes entre pays du continent dans le domaine des technologies d’identification.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 30 juin 2025 07:48 Written by

Alors que l'Afrique connaît une adoption massive des paiements électroniques, notamment via le mobile money, les cybermenaces évoluent tout aussi rapidement, exploitant souvent l’erreur humaine. Au Cyber Africa Forum 2025, experts et acteurs ont rappelé que face à une cybercriminalité de plus en plus rusée, la première ligne de défense reste l’utilisateur lui-même.

Au Cyber Africa Forum 2025, plusieurs experts ont souligné l’urgence de renforcer l’éducation des consommateurs, considérée comme la première ligne de défense contre les cybermenaces dans le secteur des paiements électroniques. La question a notamment été abordée le mercredi 25 juin, lors d’un panel intitulé « Sécurité des moyens de paiement : entre innovations et cybercriminalité ».

Participant au panel, Miguel Sossouhounto, directeur des études et des partenariats au Centre national d'identification numérique (CNIN) du Bénin, a expliqué que la plupart des cyberattaques actuelles reposent sur l’ingénierie sociale, une méthode qui consiste à exploiter l’incrédulité des utilisateurs pour obtenir des informations confidentielles.

Parmi les exemples cités : les faux dépôts d’argent suivis d’un appel urgent demandant un remboursement, le phishing via de faux sites web conçus pour voler les identifiants, ou encore le recours à des « mules », souvent manipulées à distance, pour réaliser des opérations financières frauduleuses à leur insu. Il a également mentionné des attaques plus sophistiquées, ciblant directement les systèmes techniques ou les bases de données des opérateurs, mais qui restent moins fréquentes.

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De son côté, Athina Niekou, directrice marketing de Wave Côte d’Ivoire, a expliqué que la fintech mise d’abord sur la simplicité de sa plateforme pour réduire le risque humain. « On est énormément dans l'éducation avec nos clients. Nos clients nous reconnaissent justement parce que sur le terrain on a énormément d'agents qui les éduquent. Même au travers de nos supports marketing, on fait passer des messages pour éduquer nos clients à sécuriser leurs comptes et avoir des réflexes plus intelligents », a-t-elle ajouté.

Cet appel au Cyber Africa 2025 intervient dans un contexte de recrudescence des fraudes sur les moyens de paiement électroniques comme le mobile money, dont l’adoption croissante favorise l’inclusion financière de la population. Cette tendance est confirmée par 84 % des professionnels de l'écosystème du mobile money interrogés par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) dans une récente étude.

Face à cette situation, informe Agence Ecofin, la GSMA recommande aux fournisseurs de mobile money de « mener de vastes campagnes de sensibilisation pour informer les clients sur les risques et les mesures de prévention ». Elle recommande également aux autorités publiques de rassembler les différentes parties prenantes afin de collaborer sur diverses initiatives, notamment les programmes de sensibilisation et le partage d’informations.

À titre d’exemple, la GSMA cite deux initiatives mises en œuvre en Ouganda en 2021 et 2023. La première, baptisée « Tonfera », a adopté une approche multicanale combinant radio, télévision, presse écrite et réseaux sociaux pour toucher une large audience à travers le pays. Ces campagnes ont permis d’enregistrer plusieurs résultats positifs, notamment : une baisse des cas de fraude, une hausse des signalements de tentatives, avec désormais plus de tentatives déjouées que de fraudes effectives (avec un ratio estimé à 60:40), ainsi qu’une meilleure autonomisation des consommateurs.

Au terme du panel, les participants se sont engagés à intensifier les initiatives d’éducation des consommateurs. Cependant, ils ont souligné que ces efforts ne porteront leurs fruits que s’ils s’accompagnent d’une coordination renforcée entre les acteurs publics et privés, ainsi que d’une véritable prise de conscience des consommateurs.

Posted On dimanche, 29 juin 2025 17:04 Written by

En quête de diversification économique, la Côte d’Ivoire mise sur le numérique. Les start-up constituent le moteur de cette ambition, dans un pays où l’innovation devient un outil stratégique pour créer de l’emploi et renforcer la souveraineté technologique.

L’exécutif ivoirien mise sur une nouvelle approche pour stimuler la création et la croissance des entreprises tech. Le ministre de la Transition numérique, Ibrahim Kalil Konaté (photo), a récemment lancé un appel solennel aux investisseurs privés pour contribuer à la mise en place d’un fonds de 100 milliards FCFA (environ 178 millions USD) destiné à soutenir les jeunes start-up et projets technologiques du pays.

« Ayons confiance en notre jeunesse car elle crée. Je lance un appel au secteur privé pour accompagner les start-up numériques de Côte d’Ivoire… Ensemble, nous bâtirons ce véhicule financier puissant pour accélérer la transformation digitale de notre pays » a-t-il déclaré lors d’une allocution publique, ajoutant que l’objectif est de renforcer l’accès au financement pour les entrepreneurs souvent freinés par le manque de capital d’amorçage, dans une interview accordée au média Jeune Afrique.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de dynamique numérique marquée. Le pays compte aujourd’hui près de 300 start-up actives et environ 10 000 aspirants entrepreneurs dans les domaines de la fintech, de l’edtech, de l’agritech ou encore de la healthtech. Pour structurer cet écosystème, les autorités ont adopté en novembre 2023 un Startup Act, qui prévoit notamment l’instauration d’un label « Start-up numérique », des avantages fiscaux et douaniers, ainsi que la création d’un comité national de labellisation.

Toutefois, malgré les efforts déployés, les financements privés demeurent insuffisants. Si certains jeunes entrepreneurs peuvent déjà bénéficier du Startup Boost Capital, un fonds lancé en 2023 pour faciliter l’accès au fonds, une large part des start-up reste encore sous-capitalisée et peine à accéder aux ressources nécessaires à leur croissance.

Avec ce nouveau fonds, le gouvernement ambitionne de mobiliser des capitaux privés et institutionnels en complément des aides publiques existantes, afin de stimuler l’essor de start-up à fort potentiel socio-économique. L’objectif affiché dans la stratégie Côte d’Ivoire Numérique 2030 est clair : faire du numérique un contributeur à 10% du PIB d’ici 2028.

Samira Njoya

Edité par : Feriol Bewa

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Posted On dimanche, 29 juin 2025 16:12 Written by

L’identité constitue un pilier essentiel de la transformation numérique, une priorité stratégique pour le gouvernement congolais. Dans ce cadre, l’exécutif a engagé l’an dernier des démarches avec la société Trident pour concrétiser cette ambition.

La société singapourienne Trident Digital Tech Holdings Ltd. a annoncé, le mercredi 25 juin dans un communiqué, la signature d’un accord définitif de partenariat avec le gouvernement de la République démocratique du Congo. Ce contrat ouvre la voie au déploiement national de « DRCPass », le futur système d'identification numérique du pays.

« Au cours des derniers mois, nos équipes ont travaillé main dans la main avec le gouvernement de la RDC pour préparer ce moment. Nous félicitons les dirigeants de la République d'avoir embrassé un avenir numérique et nous nous réjouissons de soutenir un déploiement national que d'autres pays d'Afrique ne manqueront pas d'imiter », a déclaré Soon Huat Lim (photo, à gauche), fondateur et PDG de Trident.

Dans le cadre de cet accord, Trident devient le fournisseur exclusif de la solution nationale e-KYC (electronic Know Your Customer), une technologie de vérification d’identité numérique basée sur le Web 3.0. Celle-ci permet de centraliser et de sécuriser l’identité numérique des citoyens. Le système donnera également aux Congolais un accès simplifié aux services à travers une application unique, Tridentity, liée à leur carte nationale d’identité.

Quatre cas d’utilisation prioritaires sont prévus : l’enregistrement des cartes SIM, l’accès simplifié aux plateformes administratives via un guichet unique, l’octroi de permis de paiement numérique, et la mise en place d’un identifiant citoyen numérique sécurisé.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du cadre de collaboration établi en décembre 2024 entre Trident et le cabinet du président, dans le cadre d’un programme national visant à numériser l’administration et renforcer la souveraineté numérique de la RDC.

Avec près de 60 millions d’abonnés à la téléphonie mobile et une population de plus en plus connectée, la RDC espère amorcer une transition vers une gouvernance numérique plus efficace, inclusive et tournée vers l’avenir grâce à DRCPass. L’objectif est de renforcer la transparence des services publics, réduire la fraude, favoriser l’inclusion financière et poser les bases d’une économie numérique formelle. Il pourrait également contribuer à la modernisation de l’état civil, à l'amélioration de la couverture sociale et à l'accès facilité aux services bancaires et à l’éducation en ligne.

Cependant, le succès de cette transformation dépendra de plusieurs facteurs, notamment l’adhésion des populations rurales, la protection des données personnelles, la cybersécurité, ainsi que la capacité des infrastructures numériques à supporter un tel système à grande échelle.

Selon le ministère chargé du Numérique, un test pilote restreint est prévu prochainement afin de garantir la robustesse et la sécurité du système. Une campagne de communication nationale sera également lancée pour sensibiliser la population avant toute phase de déploiement.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 27 juin 2025 08:06 Written by

Portée par l’innovation numérique et une demande mondiale en plein essor, l’apiculture africaine connaît une croissance rapide. Mais pour s’imposer durablement à l’échelle internationale, le secteur doit encore surmonter de nombreux obstacles.

Bien qu’encore considérée comme une filière mineure dans de nombreux pays africains, l’apiculture joue un rôle économique, social et environnemental de plus en plus important sur le continent. En 2023, l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé la production mondiale de miel à 1,894 million de tonnes, l’Afrique affichant le taux de croissance le plus élevé. Avec un volume de production annuel de 223 000 tonnes en 2023, l’Afrique représente 12 % de la production mondiale de miel. Ce chiffre marque une progression notable : en 2013, la part de l’Afrique était d’environ 10 % avec 155 000 tonnes produites.

Selon le rapport « Technologies et solutions numériques pour l’apiculture », publié par la FAO en mai 2025, cette production peut encore augmenter tout comme le gain financier pour l’Afrique grâce à l’adoption de nouvelles approches faisant la part belle à la technologie pour améliorer la gestion des colonies, assurer la traçabilité des produits et accéder à de nouveaux débouchés.

Des outils connectés pour une apiculture de précision 

Dans certains pays, la transformation numérique du secteur est déjà en cours via des applications adaptées aux réalités locales. Au Burkina Faso, la start-up Smart-Apic a mis au point une plateforme qui permet de surveiller les ruches à distance à l’aide de capteurs connectés et d’une application mobile. Les données collectées (poids, température, humidité, comportement des abeilles) facilitent la détection précoce des maladies, optimisent les récoltes et réduisent les pertes.

En Ethiopie, Abiye Tadeos, via sa start-up Anabi Agritech Solutions, propose des services d’apiculture intelligente basés sur l’Internet des objets (IoT), permettant de suivre en temps réel l’état des ruches, même dans les zones rurales reculées.

Ces innovations numériques, souvent développées par des start-up locales, ont pour objectif principal l’augmentation de la productivité tout en allégeant la pénibilité du travail.

Traçabilité, blockchain et accès aux marchés internationaux 

L’un des principaux défis de l’apiculture africaine reste la valorisation du miel sur les marchés formels et à l’export. La traçabilité, désormais facilitée par les applications mobiles et la blockchain, devient un atout commercial majeur. Elle garantit la lutte contre la contrefaçon qui déprécie la valeur du produit auprès des consommateurs. D’après la FAO, l’intégration de la blockchain dans la chaîne de valeur apicole atteste de l’origine, de la pureté et de la qualité du miel, des critères de plus en plus recherchés par les marchés internationaux et les labels bio.

La numérisation favorise également l’accès à l’information sur les prix, la demande et les tendances du marché grâce à des plateformes d’échange ou des groupes WhatsApp et Telegram, ajoute la FAO. Les petits producteurs peuvent ainsi mieux négocier et limiter leur dépendance vis-à-vis des intermédiaires souvent coûteux.

Renforcement des capacités et inclusion numérique 

L’adoption des technologies numériques dépasse les seuls outils de production : plateformes d’information, applications de formation et les réseaux sociaux professionnels jouent un rôle déterminant dans le renforcement des compétences des apiculteurs. Elles facilitent l’accès à l’expertise, la diffusion des bonnes pratiques et encouragent la création de communautés d’entraide, essentielles pour renforcer la résilience du secteur face aux aléas climatiques et sanitaires.

Cependant, l’adoption de ces innovations reste freinée par le coût des équipements, le manque d’accès au crédit et la faible maîtrise des outils numériques dans certaines zones rurales. Les experts de la FAO recommandent de privilégier des solutions simples, abordables et adaptées au contexte local, ainsi que développer des programmes de formation spécifiquement destinés aux femmes et aux jeunes.

Perspectives et enjeux pour les acteurs économiques

Selon Global Market Insights, le marché mondial de l’apiculture a dépassé 10,5 milliards de dollars en 2024 et devrait croître de 4,2 % par an jusqu’en 2034, tiré par la demande de produits naturels, de miel bio et de solutions de pollinisation pour l’agriculture durable. Dans ce contexte, la croissance rapide de la production africaine, qui représente déjà 12 % du volume mondial, place le continent en position stratégique pour capter une part croissante de ce marché, à condition d’investir intelligemment dans la numérisation, la certification et la formation des acteurs de la filière.

Pour les investisseurs, les ONG et les pouvoirs publics, l’enjeu est de faciliter l’accès aux technologies, de renforcer les infrastructures numériques et de promouvoir des modèles d’apiculture durable et inclusive. Des initiatives comme Smart-Apic ou Anabi Agritech Solutions illustrent le potentiel de l’innovation locale pour transformer durablement la filière, à condition d’être soutenues par des politiques publiques ambitieuses et des financements adéquats.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 26 juin 2025 10:24 Written by

Face à un taux de chômage élevé chez les jeunes diplômés, l’Algérie intensifie ses efforts pour encourager l’entrepreneuriat universitaire. En développant un réseau dense d’incubateurs, le pays vise à stimuler l’innovation et à diversifier son économie en misant sur les technologies et les start-up.

Le président de la Commission nationale de coordination et de suivi de l’innovation et des incubateurs universitaires, Ahmed Mir (photo), a réaffirmé le mardi 24 juin à Alger l’ambition du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de porter à 20 000 le nombre de start-up en Algérie à l’horizon 2029.

S’exprimant lors d’une journée parlementaire sur le rôle des incubateurs dans les universités, Ahmed Mir a indiqué que 124 incubateurs sont aujourd’hui actifs dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche à travers le pays. Ce maillage a permis de mobiliser 60 000 étudiants dont les projets de fin d’études visent la création de start-up ou de micro-entreprises, ou font l’objet de demandes de brevets. À ce jour, 1600 micro-entreprises, 130 start-up et 1175 projets labellisés « innovants » ont vu le jour, en plus de 2800 brevets déposés auprès des autorités compétentes.

Cette dynamique s’inscrit dans un effort soutenu du secteur de l’Enseignement supérieur depuis trois ans, en vue d’ancrer l’entrepreneuriat dans la culture universitaire et de valoriser le potentiel des 250 000 diplômés formés chaque année, dont plus de 110 000 issus des filières techniques, scientifiques et numériques. Ces profils constituent un levier stratégique pour alimenter l’écosystème entrepreneurial du pays.

Cette effervescence entrepreneuriale présente une forte dimension sociale. Dans un pays où le chômage des jeunes reste élevé, la création de start-up et de micro-entreprises apparaît comme un levier essentiel pour l’insertion professionnelle et la réduction des tensions sociales. Cependant, malgré ces avancées encourageantes, plusieurs défis persistent, notamment en matière d’accès au financement, d’amélioration des infrastructures numériques et d’accompagnement réglementaire adéquat.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 26 juin 2025 05:57 Written by

Déterminé à faire du numérique un levier de développement, le Gabon active sa diplomatie économique. L’exécutif mise sur des partenariats ciblés pour accélérer sa transition digitale et atteindre ses ambitions.

En marge du 17ᵉ Sommet des Affaires États-Unis Afrique, qui se tient depuis lundi 23 juin à Luanda, en Angola, le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema (photo), intensifie les échanges diplomatiques et économiques. L’objectif est de consolider des partenariats bilatéraux et d’impulser une nouvelle dynamique dans la stratégie numérique du pays.

Le chef de l’État s’est notamment entretenu avec son homologue botswanais, Duma Boko (photo, à droite), dont le pays est cité en exemple pour ses avancées en matière de digitalisation de l’administration et de gestion des finances publiques. Séduit par ce modèle, Oligui Nguema envisage de s’en inspirer pour réformer l’appareil administratif gabonais. Par ailleurs, il a rencontré Thierry Wandji, président-directeur général du groupe américain Cybastion, spécialisé dans la cybersécurité. L’entreprise propose de concevoir un data center national et de former 1000 jeunes Gabonais aux métiers du numérique, un projet qui répond directement à l’ambition nationale de faire du Gabon un pôle technologique en Afrique centrale.

Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte de transformation économique. Pour réduire sa dépendance aux ressources extractives, le Gabon mise sur la diversification et place le numérique au cœur de sa stratégie. Le secteur représente aujourd’hui environ 5 % du PIB, mais les autorités ambitionnent de porter cette part à 10 à 12 % d’ici fin 2025, dans le cadre du programme intitulé « Gabon Digital ». Ce projet, soutenu à hauteur de 44 milliards FCFA (environ 72,4 millions de dollars) par la Banque mondiale, prévoit notamment le développement des infrastructures, l’amélioration de l’accès à Internet et la modernisation des services publics.

En s’appuyant sur des partenariats africains et internationaux, le Gabon cherche à accélérer sa transition numérique, renforcer la souveraineté technologique du pays et offrir de nouvelles perspectives d’emploi aux jeunes. Le véritable enjeu résidera désormais dans la mise en œuvre effective de ces engagements et leur traduction concrète dans la vie quotidienne des citoyens.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 25 juin 2025 12:15 Written by

En raison de son retard technologique, l’Afrique fait face à de multiples menaces pesant sur sa sécurité, son économie et son développement. Dépendant fortement de l’innovation étrangère, le continent subit aussi ses effets pervers, faute d’investissements conséquents dans la réglementation, la recherche, l’innovation et la formation des compétences.

Depuis 2020, l’Afrique observe de manière active l’accélération des innovations en matière d’intelligence artificielle. Après les modèles générateurs de texte qui ont marqué les esprits, sont venus les générateurs d’images, puis ceux de vidéos. Lors du Google I/O 2025, tenu les 20 et 21 mai en Californie, Google a dévoilé Veo 3, son dernier outil d’IA capable de produire des vidéos haute définition avec un son naturel et réaliste. Une nette amélioration par rapport à son prédécesseur, Veo 2.

« Nous entrons dans une nouvelle ère de créativité », a déclaré Josh Woodward, vice-président de Google Labs et Gemini, lors de la présentation de Veo 3, mettant en avant la possibilité de générer des vidéos « ultra-réalistes ».

Cette innovation place Google en concurrence directe avec d’autres acteurs du secteur, comme Synthesia (création de vidéos avec avatars réalistes), HeyGen (doublage multilingue avec avatars personnalisés), Runway (outils créatifs avancés) ou encore Kling AI (génération de vidéos haute qualité).

Ces outils séduisent les créateurs de contenu, les cinéastes et les professionnels des médias en Afrique. Mais ils révèlent surtout le degré de sophistication inquiétante qu'atteindront les deepfakes, dont la qualité ne cesse de croître. L’Afrique n’est plus épargnée par cette menace, ces hypertrucages étant désormais utilisés à des fins variées, souvent malveillantes.

Dans un monde où il est possible de manipuler voix, gestes et visages avec une précision déconcertante, la question n’est plus de savoir si les sociétés africaines seront touchées par cette révolution numérique, mais si elles peuvent y faire face.

Une nouvelle ère de l’illusion

Les deepfakes  contraction de deep learning et fake  sont des contenus vidéo, audio ou images modifiés ou générés par intelligence artificielle, conçus pour paraître authentiques. Grâce aux progrès de l’IA générative, il est désormais possible de faire dire ou faire n’importe quoi à n’importe qui, avec un réalisme déconcertant. Si ces technologies offrent des perspectives créatives (cinéma, éducation, jeux vidéo), elles constituent aussi un puissant outil de désinformation, particulièrement redoutable dans des contextes de fragilité institutionnelle et de littératie numérique inégale.

Dans une tribune, Raphael Nkolwoudou Afane, docteur en droit et juriste spécialisé en droit du numérique, souligne que la prolifération des deepfakes pourrait avoir des conséquences déstabilisatrices en Afrique. Le continent présente en effet un mélange de vulnérabilités propice à la diffusion et à l’impact des contenus manipulés.

« Les deepfakes tirent leur efficacité de notre tendance à accorder une crédibilité instinctive à ce qui est visible ou audible. Cette confiance dans l’image, héritée de siècles où la représentation visuelle équivalait à une preuve d’authenticité, est aujourd’hui ébranlée par des technologies capables de fabriquer des réalités convaincantes. Le cerveau humain, peu entraîné à distinguer une supercherie numérique d’un contenu authentique, devient une cible facile pour ces illusions sophistiquées », explique-t-il.

Il soutient que les deepfakes pourraient perturber des secteurs clés : « Prenons l’exemple de la finance : une vidéo truquée montrant un PDG tenant des propos compromettants pourrait faire s’effondrer les cours boursiers ou déclencher des paniques bancaires. En Afrique, où les marchés sont parfois plus sensibles aux rumeurs, l’impact serait dévastateur. Dans un contexte où la confiance envers les institutions est fragile et où les réseaux sociaux dominent la diffusion de l’information, les deepfakes menacent directement la stabilité démocratique. Une désinformation ciblée, exploitant les clivages existants, pourrait ébranler des nations entières. »

Les deepfakes risquent ainsi de provoquer une crise de confiance majeure envers les représentants de l’autorité publique, les leaders d’opinion et les institutions elles-mêmes.

Les sociétés africaines particulièrement exposées

En Afrique, les réseaux sociaux tels que Facebook, TikTok, Messenger et Instagram figurent aujourd’hui parmi les principaux canaux d’information. Ces plateformes facilitent la diffusion massive de contenus, souvent bien au-delà de leur zone d’origine, et amplifient la viralité de certaines informations, parfois sans vérification préalable.

Sous la présidence de Donald Trump, les mécanismes de vérification en place sur X (anciennement Twitter) et Facebook ont été affaiblis, au nom de la liberté d’expression, ce qui s'est traduit par un assouplissement des politiques de modération.

En l’absence d’une régulation claire des réseaux sociaux dans les pays africains sans pour autant entraver la liberté d’expression –, le risque de prolifération des deepfakes s’accroît. Certains États ont pris des mesures pour y remédier : en 2022, l’Ouganda a ainsi révisé sa loi sur l’utilisation abusive des ordinateurs, initialement adoptée en 2011. La nouvelle version pénalise la diffusion de fausses informations, notamment les deepfakes, tout en interdisant l’accès non autorisé aux données et le partage d’informations sensibles concernant les enfants.

Selon le Digital Report 2025, le nombre total d’utilisateurs des réseaux sociaux s’élevait à 5,31 milliards de personnes en février. L’Afrique représentait 561 millions de ces utilisateurs de réseaux sociaux d’après Statista.

Les réseaux sociaux les plus utilisés en Afrique en 2025.

294,1 millions sur Facebook,

104,5 millions sur Messenger,

189,3 millions sur TikTok,

91,1 millions sur Instagram,

27,8 millions sur X.

Source : Digital Report 2025

Il est à noter qu’une même personne peut être inscrite sur plusieurs plateformes.

Des outils et des lois encore trop timides

En juillet 2024, l’Union africaine (UA) s’est dotée d’une Stratégie continentale sur l’intelligence artificielle pour la période 2025-2030. Son objectif est de mettre l’IA au service du développement et de la prospérité de l’Afrique. Le Dr Amani Abou-Zeid, commissaire à l’Infrastructure et à l’Énergie de l’UA, explique qu’elle « s’aligne sur les aspirations de l’UA en matière de développement inclusif ainsi que sur ses valeurs fondamentales. Guidée par les principes d’éthique, d’inclusion, de diversité, de droits de l’homme, de dignité humaine, de bien-être des populations, de paix et de prospérité, elle priorise le développement et l’adaptation des systèmes d’IA au contexte africain ».

Cette stratégie propose une approche inclusive, centrée sur l’Afrique et axée sur le développement, articulée autour de cinq domaines d’intervention : exploiter pleinement les avantages de l’IA, renforcer les capacités en matière d’IA, minimiser les risques, stimuler les investissements, favoriser la coopération. Elle définit une vision commune et identifie les interventions clés pour permettre au continent de tirer parti du potentiel de l’IA tout en relevant les défis sociétaux, éthiques, sécuritaires et juridiques liés à ses transformations.

Cependant, malgré l’existence de cette politique continentale destinée à inspirer les pays africains et à accélérer leur mobilisation face aux enjeux croissants de l’IA, la réalité sur le terrain reste contrastée. Chaque État, confronté à ses propres défis de développement et maître de ses priorités, avance à son rythme. Ainsi, la préparation du continent face aux risques de l’IA, notamment ses dérives comme les deepfakes, demeure insuffisante.

Selon l’UA, entre 2018 et 2023, six pays – l’Algérie, le Bénin, l’Égypte, Maurice, le Rwanda et le Sénégal – ont élaboré des stratégies nationales dédiées à l’IA. D’autres, comme l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, la Mauritanie, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, la Tanzanie et la Tunisie, ont pris des mesures significatives pour définir des politiques et créer des institutions dédiées au développement de l’IA. Cependant, l’indice de préparation à l’IA (AIPI) du Fonds monétaire international (FMI) révèle que près de 80 % des pays africains restent sous-équipés, que ce soit en termes de réglementation, de compétences humaines ou d’innovation.

L’Union européenne est mieux lotie avec son règlement (UE) 2024/1689 du parlement européen et du conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle. Il régit entre autres la mise sur le marché, la mise en service et l’utilisation de systèmes d’IA dans l’Union et précise certaines pratiques interdites. Il y a aussi le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui intègre des sanctions pour tout producteur de deepfake qui a recours à la voix ou encore à l’image des personnes sans leur consentement car ces attributs sont considérés comme des données à caractère personnel. Le RGPD peut s’appliquer même si le contenu relève de la liberté d’expression ou artistique. Dans certains pays, le code pénal a été mis à jour pour adresser les questions d’IA. En France par exemple, le montage réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne sans son consentement est sanctionné d’un an de prison et d’une amende 15 000 euros. Cette somme passe à deux ans de prison et 60 000 euros d’amende pour le montage réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne sans son consentement.

Investir à la hauteur des enjeux

Sur le plan technologique, les initiatives locales visant à développer des outils de détection des deepfakes ou à renforcer les capacités des institutions en cybersécurité restent rares. La sensibilisation aux contenus manipulés demeure, quant à elle, marginale. Consciente de ces défis, l’Union africaine (UA) formule plusieurs recommandations dans sa stratégie continentale sur l’intelligence artificielle. Au-delà d’une législation sur l’usage éthique de la technologie et de ses dérivés, l’organisation souligne l’urgence d’investir davantage dans la recherche et le développement, de soutenir l’innovation sur le continent et de renforcer les compétences humaines. Ces mesures devraient permettre l’émergence de solutions de détection des deepfakes, mais aussi le développement d’outils d’IA propices à la croissance des divers secteurs économiques africains.

Les perspectives économiques sont significatives : une étude de McKinsey estime que l’IA générative pourrait augmenter la productivité de 40 % et ajouter entre 2200 et 4400 milliards de dollars par an à l’économie mondiale. Si l’Afrique parvient à capter ne serait-ce que 5 % de cette opportunité, cela représenterait un gain annuel de 110 à 220 milliards de dollars pour son PIB. Une utilisation judicieuse de l’IA pourrait également jouer un rôle clé dans l’industrialisation, la création d’emplois, l’amélioration des services publics, de la santé et de l’éducation, ainsi que dans la gestion des crises climatiques. En optimisant la prévention et la réponse aux sécheresses, cyclones et incendies de forêt, cette technologie pourrait sauver des vies et réduire considérablement les coûts liés à ces catastrophes.

L’écosystème africain de l’IA montre déjà des signes de dynamisme : selon l’UA, plus de 2400 organisations travaillent sur l’innovation en matière d’intelligence artificielle sur le continent, dont 41 % sont des start-up actives dans des secteurs tels que la santé, l’agriculture, l’éducation, le droit et l’assurance. La sécurité serait aussi bienvenue.

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Face à la prolifération des deepfakes, l’Afrique ne peut se contenter d’un rôle passif. La bataille pour la vérité numérique est indissociable des enjeux de souveraineté, de stabilité démocratique et de confiance citoyenne. Il ne s’agit pas de rejeter les progrès de l’IA, mais d’en encadrer les usages et d’en prévenir les risques.

Muriel Edjo

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Posted On mercredi, 25 juin 2025 12:09 Written by
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