Depuis 2019, les gouvernements africains s’activent pour accélérer la transformation numérique. Ils votent des lois dans le but de mettre en place un cadre approprié pour le développement du secteur du numérique.

Le gouvernement congolais a décidé, mercredi 6 avril, lors du Conseil des ministres, de la création d’une agence de développement de l’économie numérique. L’objectif est d'en faire le levier de l’action des pouvoirs publics en matière de transition numérique au Congo, en transformant la direction générale de développement de l’économie numérique en un établissement public à caractère administratif. Le projet de loi sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Léon Juste Ibombo (photo), ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, explique que « la transformation numérique de l’économie, objectif transversal, nécessite d’importants investissements, notamment en ce qui concerne les infrastructures, les réseaux, les équipements, les contenus et les usages ».

La pandémie de la Covid-19 a accéléré la transformation numérique dans le monde. Le Congo n’est pas resté en marge de cette révolution et depuis 2019, le pays a mené des actions dans le but d’amorcer le développement de son économie numérique. Entre autres, la création d’un Centre africain de recherche en intelligence artificielle (Caria) en février et la mise en place d’un cadre juridique pour les start-up devraient booster le secteur du numérique dans le pays.

La nouvelle agence congolaise, autonome en matière de gestion sera chargée de l’impulsion, de l’animation et de l’accompagnement des projets numériques, et elle permettra d’optimiser les choix d’organisation et d’implantation des nouvelles technologies sur le territoire national.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On vendredi, 08 avril 2022 11:04 Written by

L’objectif est de faire bénéficier exclusivement à ces couches défavorisées du soutien de l’État qui leur est spécifiquement destiné. Pendant longtemps, de nombreuses personnes ont profité des failles de l’ancien système pour jouir de diverses facilités.

Le Conseil national pour les personnes handicapées (NCPWD) du Kenya est en train de déployer un nouveau système d'identification de ses membres. L'objectif est de lutter contre la fraude, améliorer la structure de rapport pour la responsabilisation et générer des données socio-économiques adéquates à des fins de planification.

Lors d’une formation des équipes d'évaluation médicale des handicaps sur les nouvelles directives d'évaluation et de catégorisation élaborées par le ministère de la Santé, le directeur exécutif du NCPWD, Harun Hassan, a expliqué que « de nombreuses personnes ont découvert le soutien apporté aux personnes handicapées et se sont inscrites en tant que membres du NCPWD, même celles qui n'ont pas de dossier d'invalidité, pour bénéficier de privilèges tels que l'exonération fiscale à vie ».

Daniel Njuguna, expert en TIC au NCPWD, a souligné que l'ancien système qui sera obsolète d’ici 2023 n'avait pas de directives normalisant le processus d'évaluation médicale des handicaps, ce qui entraînait parfois des disparités d'informations et des enregistrements inexacts.

Selon Douglas Kitut, représentant du ministère de la Santé, il y a environ 600 000 personnes handicapées au Kenya. La majorité souffrant de problèmes physiques, visuels, auditifs, d'apprentissage, mentaux et de handicaps progressifs chroniques. Le pays a mobilisé 15,5 millions $ en 2021 pour aider les personnes handicapées touchées par la crise de Covid-19. Le NCPWD a, dans le cadre de son mandat visant l’amélioration de la prestation de services, procédé à des réformes d'identification depuis 2009. Le déploiement du nouveau système cette année marquera donc une étape importante pour cette couche de la population kényane.

Le Conseil a l'intention de faire migrer ses membres vers le nouveau système lors de l'entreprise d'identification de masse actuellement en cours à travers le pays. Après cette opération, les personnes handicapées recevront une carte à puce avec des fonctions de sécurité clés et un code QR pour prouver la véracité de leur statut à l'aide d'un téléphone.

Le processus d’identification permettra aux parties prenantes de générer en temps réel des données démographiques sur différents types de handicap à partir de la base de données complète. Ce système va permettre de décentraliser la signature du directeur des services médicaux de Nairobi vers les médecins de la région. Cela rapprochera le service des populations bénéficiaires. Le système numérisé devrait également rationaliser les opérations au sein du conseil et garantir que seules les personnes qui atteignent le seuil d'enregistrement requis sont prises en compte.

Avec la numérisation du processus d'inscription, le NCPWD envisage d'intégrer ses opérations à d'autres agences gouvernementales pour que les membres puissent être servis notamment sur les portails E-gouvernement et E-citoyen.

Ruben Tchounyabe

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Posted On jeudi, 07 avril 2022 13:34 Written by

En 2020, la stratégie nationale Digital Ethiopia 2025 a été lancée. Elle accorde une grande importance à la transformation numérique de l’administration publique. L’un des aspects stratégiques au cœur de cette quête d’efficacité des services publics est l’accès et la facilitation du paiement en ligne.

Il sera bientôt possible pour les usagers éthiopiens de payer directement en ligne pour divers services publics. Lundi 4 avril, le gouvernement, à travers le ministère de l'Innovation et de la Technologie (MINT), a signé un accord de partenariat à cet effet avec Mastercard pour l’intégration de la passerelle de services de paiement de l'entreprise à son portail de services électroniques. A la Commercial Bank of Ethiopia qui est également partie prenante à cet accord, il reviendra la charge de collecter les paiements pour le compte de l’État.

Belete Molla (photo), le ministre de l'Innovation et de la Technologie, a indiqué que le partenariat avec Mastercard permettra « de fournir une solution de paiement numérique polyvalente — les clients avec n'importe quelle carte bancaire peuvent l'utiliser. Cela signifie que les gens pourront payer facilement et en toute sécurité où qu'ils soient et à tout moment. Cela nous permettra également d'améliorer la collecte des recettes et de réaliser des gains d'efficacité, ce qui libérera des ressources pour améliorer la prestation de services ».

L'intégration de la passerelle de service de paiement de Mastercard au portail de services électroniques du gouvernement fait suite au mémorandum d’entente signé en 2020 entre le MINT et l’entreprise privée américaine. Son objectif était d’accompagner l’État dans la numérisation des paiements et d’améliorer la prestation de services aux citoyens conformément à la stratégie de transformation numérique de l'Éthiopie baptisée « Digital Ethiopia 2025 ».

La première phase de cette opération de numérisation des paiements des services publics touchera les membres des organisations de la société civile éthiopienne. Ils pourront bientôt payer leurs licences d'exploitation sur le portail avec n'importe quelle carte de paiement de marque.

Pour Mark Elliott, le président de division, Mastercard, Afrique subsaharienne, l’engagement de l’entreprise en Éthiopie est orienté sur la création  « d’une économie numérique inclusive qui profite à tout le monde, partout, en rendant les transactions sûres, simples, intelligentes et accessibles ». 

Muriel Edjo

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Posted On jeudi, 07 avril 2022 12:43 Written by

La technologie de paiement est au coeur de plusieurs milliards d'investissements annuels en Afrique depuis les cinq dernières années. Elle porte les espoirs de l'inclusion financière universelle prônée par les agences internationales de développement.

La société de paiement électronique Visa a ouvert, mercredi 6 avril, son tout premier studio d'innovation d'Afrique au Kenya. Basée à Nairobi, la structure servira de cadre d'accélération de la recherche technologique en matière de paiement dans la région Afrique subsaharienne. Elle contribuera à encadrer les développeurs qui portent des solutions à même de révolutionner les paiements et l'e-commerce.

Le studio aidera aussi les clients et partenaires Visa sur le continent à étendre leurs offres de services, à accéder à des outils technologiques qui leur permettront de surmonter certains grands défis liés à leur environnement commercial. Le studio du Kenya rejoint le réseau mondial de studios d'innovation opéré depuis 2016 par Visa qui comprend Dubaï, Singapour, San Francisco.

Selon Aida Diarra (photo), la vice-présidente principale et directrice de Visa pour l'Afrique subsaharienne, cet investissement est justifié par le fait que « l'Afrique subsaharienne est une région à croissance rapide avec une population férue de technologie. Alors que nous continuons à développer l'adoption des paiements numériques dans la région, notre aspiration est d'approfondir notre collaboration avec nos clients et partenaires dans le développement de solutions conçues autour des besoins uniques de l'Afrique ».

Depuis les cinq dernières années, les fintech éclosent rapidement en Afrique. C'est le segment qui enregistre le plus de croissance et d'investissement. Un dynamisme qui témoigne de l'intérêt toujours fort des populations pour des solutions financières pratiques, de proximité et à des coûts abordables. Investir dans l'innovation dans ce secteur d'activité revêt un enjeu stratégique pour Visa qui veut consolider sa présence et sa part de marché.

Visa a indiqué que des idées pour soutenir la croissance des paiements émergents tels que le paiement sans contact, le paiement à la livraison seront explorées dans le studio d'innovation, tout comme le développement de solutions de paiement intelligentes qui tirent parti de la blockchain, de l'Internet des objets, de la réalité virtuelle et de la biométrie.

Muriel Edjo

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Posted On mercredi, 06 avril 2022 17:14 Written by

En Afrique, la densité médicale est en dessous des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Mais, depuis quelques années, l’alternative la plus intéressante est le recours aux solutions qu'offrent les start-up spécialisées dans les technologies médicales.

La plateforme de santé numérique Altibbi, fondée en Jordanie en 2008 et spécialisée en consultation médicale en ligne, va introduire des services d'administration de médicaments et de diagnostic en Égypte. Cette décision est consécutive à l’annonce, le lundi 28 mars via un communiqué, de la réussite d’un tour de table de série B d’un montant de 44 millions $ mené par des investisseurs comme Foundation Holdings, Hikma Ventures et d’autres investisseurs providentiels.

Jalil Lebadi (photo, à gauche), PDG et cofondateur d'Altibbi, explique « qu’après tant d'années, son entreprise a réussi à percer le système et aujourd'hui, c’est l'entreprise de santé numérique la plus autorisée du monde arabe. Elle dispose de licences à Dubaï, en Arabie saoudite et en Égypte. Elle travaille avec le gouvernement dans le cadre d'une table ronde visant à réglementer les plateformes de télésanté et de santé numérique ».

La healthtech (start-up spécialisée dans les technologies de la santé) vise à créer une expérience médicale complète grâce à sa plateforme qui peut permettre aux utilisateurs de recevoir des ordonnances, des médicaments et même des tests de laboratoire effectués à leur domicile. Elle veut capitaliser sur la faible concurrence sur le marché en raison des réglementations élevées dans cette partie du monde.

En plus de sa plateforme web, Altibbi possède une application mobile, disponible sur App Store, Play Store et AppGallery. Pour profiter des services de la start-up, il faudra s’inscrire puis se connecter avec un numéro de téléphone et un code de vérification. Le patient a ainsi accès à plus de 10 000 médecins sur une plateforme accessible 24 heures sur 24 et tous les jours de la semaine. Altibbi a reçu le premier prix dans la catégorie santé par l'Arab E-Content Award à Bahreïn en 2013.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 06 avril 2022 16:46 Written by

En 2020, les services métropolitains de Nairobi ont affirmé qu’ils étaient dans l’incapacité de gérer les ordures produites par les habitants de la ville. Pourtant les autorités se tournent vers les Technologies de l’information et de la communication pour punir l’incivisme de certains citoyens.

Les habitants de la capitale Nairobi peuvent désormais signaler les cas de déversement illégal, d’élimination dangereuse des déchets, ainsi que les pénuries d’eau grâce à l’application mobile Hatua. Elle a été lancée, lundi 21 mars, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’eau au Kariokor Social Hall dans la circonscription de Kamukunji.

C’est une idée originale du cabinet de conseil en développement durable Niko Green qui — avec le soutien de la Kenya Alliance of Residents Association (Kara), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Union européenne (UE) — a mené à bien le projet. L’application va également permettre de signaler les lieux jonchés d’ordures, comme les arrêts de bus, ou des camions-poubelles qui déversent des déchets dans des zones résidentielles.

Hatua est disponible sur les smartphones et lorsque les différentes cases sont remplies avec les coordonnées du plaignant, le problème indiqué sera traité par l’agence compétente. « Vous obtiendrez des commentaires via un identifiant de référence. L’état de votre plainte sera indiqué. Si après cinq jours, il n’y a pas de réponse, le système la transmettra automatiquement à une autre agence. Il n’y a aucune crainte que votre plainte ne soit pas traitée », a indiqué Nickson Otieno, PDG de Niko Green.

Henry Ochieng, directeur général de Kara, explique que « le système actuel de signalement de la pollution environnementale est long, fastidieux et entaché de corruption. La nouvelle plateforme permettra aux utilisateurs de suivre leurs plaintes et de voir l’évolution en temps réel ». L’introduction de cette application va améliorer le travail quotidien du Comité national des plaintes en matière d’environnement (NECC).

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 05 avril 2022 17:24 Written by

Dans tous les secteurs d’activité, la technologie s’impose comme le meilleur outil pour améliorer les résultats de façon significative. C’est dans cette optique que les compagnies canadienne et sud-africaine vont coopérer sur un projet.

Dwyka Mining Services, une entreprise d’intégration de technologies minières basée en Afrique du Sud, assiste la société minière canadienne des métaux de base Trevali dans la mise en œuvre de sa plateforme Hovermap. L’objectif est de mieux localiser, visualiser et cartographier les mines et les infrastructures grâce aux scanners de détection et à la télémétrie par ondes lumineuses ce qui va contribuer à réduire les coûts et à améliorer la qualité des services du minier canadien.

Jamie van Schoor, directeur général de Dwyka, explique que « les méthodologies de numérisation [de Trevali, Ndlr] prenaient beaucoup de temps, et le fait d’entrer dans l’équipe d’exploitation de Trevali était un changement assez important par rapport à ce qui se faisait dans le passé ». Il faut souligner que l’utilisation de Hovermap pour scanner et compiler des modèles 3D est essentielle pour que Trevali réalise ses ambitions de jumelage numérique des actifs et des infrastructures.

La firme canadienne a amorcé la modernisation de ses mines en Afrique depuis quelque temps. Le site de Rosh Pinah en Namibie utilise un système Slim Gyro pour inspecter les trous de forage. Gerhard Louw, géomètre en chef de Rosh Pinah Zinc Corporation, explique que le nouvel outil a amélioré leurs stratégies de production et leurs résultats de façon significative.

L’opérationnalisation de la plateforme Hovermap va donc permettre à Trevali d’appliquer une méthode d’exploitation minière standardisée et d’obtenir d’importantes informations fondées sur des données. Selon le minier, l’automatisation de ses processus physiques, la numérisation des actifs et l’amélioration de ses processus miniers renforcent son statut dans la sphère des producteurs miniers mondialement reconnus.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 05 avril 2022 13:40 Written by

Lancée il y a dix ans, la plateforme numérique est l'un des projets phares de la stratégie kényane de croissance économique Vision 2030. Elle a déjà contribué à sécuriser plusieurs millions de dollars de droits de licence/permis et combler les lacunes dues aux paiements manuels.

Selon Ukur Kanacho Yatani, le ministre des Finances du Kenya, la mise à jour du KenyaTradeNet System – système national de guichet unique électronique – sera achevée d’ici la fin du mois d’avril. Il l’a affirmé, jeudi 31 mars, lors du premier sommet sur la facilitation du commerce en Afrique de l’Est, qui s’est tenu à Nairobi sous le thème « Ré-imaginer la facilitation des échanges à l'ère de la technologie ».

Ukur Kanacho Yatani a expliqué lors de cet évènement organisé par la Kenya Trade Network Agency (KenTrade), l'organisme qui pilote le KenyaTradeNet System, qu’à travers la mise à jour de la plateforme, « certaines des limitations et des caractéristiques qui faisaient défaut au système Kenya TradeNet vont promouvoir l'amélioration du commerce intra-régional et faciliter considérablement la réalisation des échanges commerciaux ». Il a souligné que ce sont 10 années prometteuses qui s’annoncent pour la communauté commerciale nationale et les échanges avec l'extérieur.

Le Kenya TradeNet System est une plateforme en ligne qui sert de point d'entrée unique aux parties impliquées dans le commerce international et la logistique du transport. Ils peuvent y déposer des documents pour dédouaner des marchandises, effectuer des paiements pour régler taxes et autres redevances dues à l’État.

Lancée en janvier 2011, le système regroupe déjà 23 agences gouvernementales sur 38 ciblées, 38 compagnies d'assurance actives, 36 banques, près de 1 529 agents de compensation, 46 agents maritimes et compagnies maritimes, 29 gares de fret de conteneurs et cinq sociétés de manutention de fret. Sa mise à jour a démarré depuis août 2021.

Depuis 2014, KenTrade indique que plus de 3,3 millions de permis ont été délivrés par le biais du système, tandis que plus de 2,8 millions de références uniques d'envoi (UCR) ont été traitées. En décembre 2021, Kenya TradeNet System comptait plus de 16 000 utilisateurs enregistrés. Les agences gouvernementales partenaires ont pu collecter un peu plus de 3,5 milliards de shillings kényans (30,3 millions $) de droits de licence/permis auprès des commerçants et combler les lacunes dues aux paiements manuels. Un total de 445 146 déclarations d'importation d'une valeur totale de 2 900 milliards de shillings kényans ont été enregistrées dans le système du 1er mai 2018 au 30 juin 2021. 

Muriel Edjo 

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Posted On mardi, 05 avril 2022 09:15 Written by

Avec la Covid-19, le marché de la consommation en ligne a enregistré de la croissance en Afrique. De nombreux acteurs internationaux ont déjà flairé de nouvelles opportunités pour répondre aux besoins des clients de plus en plus séduits par l’option d’achat à distance.

Acheter en ligne à travers le monde et recevoir son colis à sa porte, dans un point de dépôt ou de ramassage est désormais possible au Maroc, au Kenya et au Nigeria avec United Parcel Service (UPS). La société américaine de livraison de colis postaux a annoncé, lundi 4 avri, la signature à cet effet d’un accord de partenariat avec Jumia. Elle capitalisera sur la logistique d'e-commerce de cette dernière pour développer son service de livraison et se renforcer sur le continent. UPS proposera également aux clients plusieurs options de paiement, notamment le Mobile Money.

« Au début de notre voyage, il y a 10 ans, l’infrastructure logistique était l’un des aspects les plus difficiles de notre environnement opérationnel. Ce défi a été pour nous un catalyseur pour construire une plateforme de logistique inégalée en Afrique offrant à nos vendeurs et consommateurs des services de livraison fiables, pratiques et rentables. Aujourd’hui, nous aidons d’autres entreprises à surmonter ces défis en matière d’infrastructures en leur donnant accès à notre plateforme de logistique », a déclaré Apoorva Kumar, vice-président principal de la logistique chez Jumia.

Depuis 2020, la Covid-19 a changé les habitudes de consommation des populations urbaines en Afrique. L’achat en ligne de biens et services s’est renforcé, facilité par l’adoption du Mobile Money par plusieurs entreprises d’e-commerce. Le secteur de la livraison a par ricochet connu de la croissance. Dans son « Postal Economic Outlook 2021 », l’Union postale universelle (UPU) indique que le volume domestique d’envoi de colis a augmenté de 6,1 % en Afrique en 2020. Il a cependant reculé de 24,8 % à l’international, du fait des restrictions temporaires du transport aérien. L’UPU estimait une augmentation de l’activité avec le retour à la normale dans le monde.

Jumia indique qu’après le Maroc, le Kenya et le Nigeria, son partenariat avec UPS s’étendra ensuite au Ghana, en Côte d’Ivoire puis dans tous les autres marchés africains où elle a une présence. Selon Apoorva Kumar, c’est une opportunité de construire « une entreprise logistique de classe mondiale en Afrique ».

Muriel Edjo

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Posted On mardi, 05 avril 2022 07:59 Written by

Depuis quelques années, les jeux de fantasy et les paris dédiés génèrent des millions de dollars. Malgré une importante base de fans en Afrique, le continent profite très peu de ce marché toujours en plein essor.

La plateforme égyptienne de fantasy football, Eskab, a annoncé le lundi 28 mars la réussite d’un tour de table d’un montant de 3 millions $. Mené par 4DX Ventures avec la participation d’autres institutions et investisseurs providentiels, l’objectif est de rendre le football plus passionnant et interactif pour tous les fans d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA) grâce au jeu de simulation. La start-up veut également développer de nouveaux produits, recruter des talents dans les équipes d’ingénierie et de produits et mettre en œuvre des partenariats avec des clubs de football.

Le fantasy football est un jeu de simulation où les utilisateurs vont prédire l’issue des rencontres de football entre des équipes virtuelles qu’ils ont préalablement créées avec des joueurs existant dans la réalité. Ils participent à des compétitions gratuites ou premium qui permettent de gagner des lots. Aly Mahmoud, fondateur de la plateforme, explique que pendant son séjour au Canada, il a « été exposé à l’essor de DraftKings et FanDuel. Mes amis jouaient à ces deux jeux et, bien que je ne connaisse pas grand-chose aux sports canadiens, en particulier au hockey, j’ai trouvé que jouer à ces jeux était le moyen le plus facile pour moi d’apprendre à connaître les sports et de développer ce sentiment de camaraderie avec mes amis ».

Puis il ajoute « je me suis demandé pourquoi personne ne faisait cela pour les centaines de millions de fans de football au Moyen-Orient et en Afrique. Nous avons donc fait des recherches et nous avons réalisé qu’il y avait une énorme lacune dans le marché pour ce type de jeu [fantasy football, Ndlr] au Moyen-Orient et en Afrique ».

Lancée en 2018, la plateforme revendique plus de 700 000 utilisateurs en Égypte et depuis le lancement des concours premium en 2021, sa base d’utilisateurs est en constante progression. Elle envisage de se lancer à l’avenir dans d’autres sports, mais à l’approche de la coupe du monde de football au Qatar, Eskab veut mieux appréhender ce marché avant de se lancer dans une nouvelle aventure.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 04 avril 2022 15:08 Written by
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