Au Kenya, les TIC sont devenues un levier important du développement économique et de la création d’emplois. Le gouvernement intensifie à cet effet ses efforts pour développer des partenariats et des initiatives visant à renforcer les capacités numériques du pays.
Le ministre kenyan des TIC et de l'Economie numérique, Eliud Owalo, et Mohamed Hassan Alsuwaidi, ministre de l'investissement des Emirats arabes unis, ont signé le jeudi 28 mars un protocole d’accord visant la coopération en matière d'investissement dans la numérisation et la technologie entre les deux pays.
This morning, together with H.E. Mohamed Hassan Alsuwaidi, Minister of Investment of the United Arab Emirates, we have officially signed a Memorandum of Understanding (MOU) between Kenya and the UAE, in Abu Dhabi. pic.twitter.com/j0xdT0uMJs
— Eliud Owalo, FIHRM, EGH (@EliudOwalo) March 28, 2024
Dans le cadre du partenariat, les Emirats arabes unis se sont engagés à faire d'importants investissements dans le secteur des TIC au Kenya, notamment dans l'infrastructure des centres de données capables de desservir des millions d'utilisateurs, mais aussi dans le domaine de l'intelligence artificielle et des grands modèles linguistiques.
L'initiative s'inscrit dans le cadre du Programme de transformation économique ascendante (BETA), qui a pour objectif de conduire le Kenya vers un avenir plus radieux, plus connecté et plus autonome sur le plan numérique. Elle intervient quelques jours après la signature d'un accord similaire entre la société kényane EcoCloud et l'émirati G42 visant à établir le premier centre de données alimenté par l'énergie géothermique au Kenya.
Tous ces investissements dans les centres de données renforce la position du Kenya dans son ambition de devenir une destination de choix pour les fournisseurs de centres de données, compte tenu de la demande croissante mondiale de services cloud. Selon un rapport du cabinet Research and Markets, le marché local des centres de données devrait enregistrer un taux de croissance annuel composé de 11,22 % entre 2023 et 2028.
Cette nouvelle collaboration devrait permettre de réduire le fossé numérique dans le pays, d'accélérer l'innovation technologique et de favoriser l'émergence d'une économie numérique. Elle permettra également de créer de nouvelles opportunités d'emploi et d'offrir aux citoyens kényans l'accès aux outils numériques les plus récents.
Samira Njoya
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Les services financiers mobiles jouent un rôle essentiel dans le développement de l'inclusion numérique en Afrique, où une grande partie de la population n'a pas accès aux services bancaires traditionnels. Le numérique offre ainsi des opportunités de transformation significative dans ce domaine.
Le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) va accompagner la République du Congo dans la mise en œuvre de la plateforme numérique de transactions financières CongoPay. Le directeur général du Gimac, Valentin Mbozo’o, l’a confirmé à l’issue d’une audience avec le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, le lundi 25 mars.
Dans le cadre de l'opérationnalisation de la plate-forme #CongoPay j'ai reçu en audience les Directeurs Généraux de @adencongobzv @Gimac et de @Exact-It https://t.co/eZbT5JM0Wf https://t.co/1vpSiP8mqM pic.twitter.com/ucjzLYtCUV
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) March 27, 2024
Dans le cadre de cette future collaboration, le Gimac s’engage à œuvrer pour l’opérabilité de la plateforme afin de permettre l’accessibilité à toutes les couches de la population. « En soutenant un projet de terminaison des paiements et des émissions, comme celui de CongoPay, il sera question de faire bénéficier plusieurs personnes de ces paiements digitaux, même les moins nanties et les plus fragilisées, indépendamment de leur pouvoir d’achat, de leur niveau de vie et de leur position dans la société », a expliqué Valentin Mbozo’o.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du cinquième pilier du Plan national de développement (PND) 2020-2026. L’objectif est d’aligner le Congo sur le développement de l’économie numérique, de permettre aux populations d’effectuer chaque jour des transferts d’argent simples grâce aux technologies de transactions électroniques.
La plateforme CongoPay, qui sera mise en œuvre par l’Agence de développement de l’économie numérique (Aden), a comme autre partenaire Mediasoft Lafayette, une société de services en ingénierie informatique implantée en Côte d'Ivoire. Cette plateforme nationale viendra en complément des services de transfert de la monnaie électronique déjà existants au Congo.
Une fois mise en œuvre, CongoPay devrait faciliter les échanges commerciaux et les transactions financières dans le pays. Elle contribuera également à améliorer l'efficacité de l'administration publique, facilitera l'inclusion financière en donnant accès aux services financiers de base, et favorisera la dématérialisation de la monnaie dans le pays.
Samira Njoya
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La Russie est un partenaire technologique de référence en Afrique, ayant accompagné plusieurs pays dans la conception de leurs satellites. Le Mali, qui partage ces ambitions, s'est également tourné vers ce pays.
Le Mali et la Russie travaillent actuellement sur plusieurs projets dont la mise en œuvre est imminente. Ces projets comprennent notamment le lancement d'un satellite de télécommunications et l'utilisation des engins spatiaux russes pour surveiller le territoire malien. Une délégation malienne dirigée par le ministre des Finances, Alousséni Sanou, s'est récemment rendue à Moscou à cet effet, afin de discuter du plan d'action de ces différents projets.
Mission ministérielle en République Fédérale de RUSSIE, conduite par le ministère de l’Economie et des Finances .
— Ministère de l'Economie et des Finances du Mali (@MEF_Mali) March 23, 2024
Rencontre avec les partenaires Russes dans le cadre de l’établissement d’une carte géologique.https://t.co/HcMzPPNK9X pic.twitter.com/rVz7Ty8Tzn
« Il faut nécessairement un délai de 4 ans pour la construction du satellite et ensuite pour pouvoir le lancer. Pour ce faire, le Mali doit se doter de spécialistes dans tous les domaines. Nous avons convenu d'un programme de formation de dix étudiants par an pendant 4 ans dans les domaines spécialisés concernant les satellites […] Il est également question d'envoyer une série de spécialistes pour approfondir les connaissances et acquérir une certaine expertise en matière d'activité aérospatiale », a déclaré Alousséni Sanou.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un mémorandum d'entente signé l'année dernière entre le gouvernement malien et la société Glavkosmos, une filiale de l'Agence spatiale russe (Roscosmos). En plus d'accompagner le Mali dans la fabrication de son propre satellite, cet accord prévoit la mise à disposition du pays d'un satellite russe pour répondre aux besoins en matière de sécurité, de télécommunications et d'autres secteurs favorisant le développement national.
Bamako pourra également utiliser les images satellitaires pour avoir une idée précise de l'impact humain sur l'environnement. Elles aideront également les dirigeants à mieux traquer les terroristes et à les neutraliser. Il convient de noter que cette initiative intervient quelques mois seulement après la libération de la région de Kidal, en proie au terrorisme depuis une dizaine d'années.
Samira Njoya
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Ces dernières années, la République démocratique du Congo (RDC) a réalisé d'énormes progrès en matière d'inclusion numérique, ceci grâce à la mise en œuvre de projets innovants à forte valeur ajoutée.
L’Agence congolaise pour le développement du numérique (ADN) a annoncé, le samedi 23 mars, la signature d’un accord de partenariat avec la start-up congolaise Motema, spécialisée dans la fabrication de tablettes tactiles 100 % made in congo, et la firme française KaiOS Technologies à l'origine de KaiOS, un système d'exploitation pour les téléphones intelligents.
L’initiative vise la mise en œuvre d’une unité d’assemblage de téléphones mobiles avec une capacité de production dépassant un million d'unités, et leur commercialisation à un prix unique fixé à 20 dollars.
🌐📲 L'ADN propulse l'innovation avec Motema @Dieudonnekayem5 & KAios @KaiOStech ! Des téléphones à 20$ pour connecter la RDC au monde numérique. Un pas de géant pour l'inclusion et l'économie locale. #NumériqueRDC #Inclusion #Connectivité #rdc #luttecontrelafracturenumerique pic.twitter.com/1YfMAtk1qJ
— ADN PRESIDENCE RDC (@AdnRdc) March 23, 2024
« Grâce à ces téléphones économiques, les utilisateurs pourront explorer le monde numérique, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités éducatives, commerciales et sociales. C’est une révolution dans l’accessibilité technologique, promettant aux Congolais de se connecter à l’ère digitale et d’élargir leur horizon », informe un communiqué de l’ADN.
Le nouveau partenariat s’inscrit dans le cadre du Plan national du numérique Horizon 2025 (PNN) qui dans son projet 21 évoque le développement de l’e-commerce en RDC. Selon le gouvernement, 14 projets du PNN ont été finalisés et 25% sont en cours d’opérationnalisation, ce qui porte le taux de réalisation à 57%. Pour la start-up Motema, il cadre avec ses objectifs de doter chaque citoyen d’un appareil numérique à moindre coût.
Ainsi, grâce à cette nouvelle collaboration, les Congolais auront la possibilité d'avoir des téléphones mobiles 4G au prix de 20 dollars. Ces téléphones, fabriqués selon les normes internationales, donneront accès au moteur de recherche Google ainsi qu’aux réseaux sociaux.
Une fois mise en œuvre, le projet devrait contribuer à la création d'emplois en RDC et au renforcement des capacités de la main-d'œuvre congolaise grâce au transfert des technologies entre les deux structures. Il permettra également de combattre la fracture numérique, de développer l’e-commerce, de transformer l’économie locale et d’améliorer significativement le quotidien des Congolais.
Samira Njoya
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Sous le mandat de Macky Sall, entamé en 2012, le secteur numérique a revêtu une importance capitale, catalysant l'accélération et le développement socio-économique du pays. Pour les cinq années à venir, son successeur nourrit l'ambition de surpasser ces accomplissements.
Le nouveau chef de l'Etat sénégalais, Bassirou Diomaye Faye (photo), élu le dimanche 24 mars, croit au pouvoir catalyseur du numérique pour le développement du Sénégal. Il a prévu divers projets qui contribueront à accélérer et concrétiser la transformation numérique du pays initiée par son prédécesseur, Macky Sall.
Le vainqueur de l'élection présidentielle a annoncé d’ici cinq ans, la mise sur pied d'un Fonds national pour le développement de la recherche et de l'innovation (FNDRI) qui remplacera le Fonds d'impulsion pour la recherche scientifique et technologique (FIRST) actuellement mis en œuvre dans le pays. Ledit fonds permettra de financer les start-up, la recherche et l'innovation (R&I).
Selon ses prévisions, il sera question d’établir « un cadre incitatif et sécurisé pour l’entrepreneuriat numérique afin de permettre l’éclosion d’un écosystème national performant, prioritaire sur la commande nationale et capable de prendre en charge la demande en produits et services numériques des autres secteurs de l’économie national ».
Soucieux de l'impact de la numérisation des services publics sur la population, Bassirou Diomaye Faye annonce aussi une administration publique digitalisée et performante capable de relever les défis de la nouvelle économie et ses conséquences sur la société. Il est prévu à cet effet la construction de datacenters souverains, publics et privés, connectés sur l'Internet à très haut débit avec de meilleurs tarifs d'hébergement. Ils permettront de consolider les données de l'Etat, des entreprises locales, entre autres.
Concernant le secteur éducatif qui est une priorité nationale, le nouveau président prévoit de réformer le système de délivrance des agréments et de mettre en place un système de suivi des établissements privés d'enseignement supérieur. Il est également prévu un appui pour le développement de l'université numérique Cheikh Amidou Kane, le renforcement des plateformes de cours en ligne dans les autres universités publiques du Sénégal et la construction d'universités technologiques.
Conscient que tous ces projets ne se réaliseront pas sans une bonne connectivité Internet, le nouveau gouvernement prévoit de relever le défi de l'accès à Internet sur tout le territoire sénégalais. Actuellement, le taux de pénétration de l'Internet haut débit (3G/4G) est de 89,56 % selon un rapport du deuxième trimestre de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).
Cet ensemble d'investissements annoncés par le chef de l'Etat a pour ambition principale de faire du Sénégal une référence en matière de transformation numérique sur le continent d'ici 2029. Le secteur du numérique, qui se nourrit d'innovations technologiques en permanence, représente l'un des principaux moteurs de développement du Sénégal, sa contribution à la croissance du PIB étant supérieure à 10 % environ.
Samira Njoya
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Le Zimbabwe veut suivre le train de la révolution technologique en cours sur le continent. Le pays se tourne donc vers un partenaire stratégique pour soutenir son développement dans le secteur technologique.
Les autorités zimbabwéennes ont demandé le soutien de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), un organe subsidiaire de l'Assemblée générale de l’ONU, pour stimuler son économie numérique. L’annonce a été faite par Douglas Runyowa (photo), le directeur de cabinet du ministère de l'Industrie et du Commerce, le vendredi 22 mars lors d’une réunion à Bulawayo.
« En tant que ministère, nous faisons appel au soutien de la CNUCED pour réaliser une évaluation de l'état de préparation au commerce électronique visant à identifier les opportunités et les solutions pour stimuler le développement du commerce électronique », a indiqué Douglas Runyowa.
Cet appel intervient dans un contexte où le Zimbabwe multiplie les initiatives pour accélérer sa transformation numérique dans le cadre de la « Vision 2030 » du président Emmerson Mnangagwa. Ce plan stratégique vise à faire du pays une société à revenu supérieur d’ici 2030 en s’appuyant sur le numérique, entre autres. C’est pour cela qu' il a fait de ce segment un pilier du développement socio-économique du pays.
Selon la Société financière internationale (IFC) et Google, l’économie numérique en Afrique vaudra pas moins de 712 milliards $ en 2050, soit 8,5% du PIB continental. Harare, conscient de son retard dans le secteur, multiplie les partenariats pour tirer parti de la révolution technologique en cours sur le continent.
« Les domaines clés comprennent l'évaluation du commerce électronique et la formulation de politiques, l'infrastructure et les services des technologies de l'information et de la communication (TIC), les solutions de paiement, la facilitation du commerce et la logistique, le cadre juridique et réglementaire, le développement des compétences numériques et l'accès au financement », a ajouté Douglas Runyowa.
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Pour améliorer l'efficacité de l'administration et la gestion des données, les gouvernements africains se tournent vers la numérisation des services. Cette initiative ambitieuse devrait grandement contribuer à améliorer la vie des citoyens.
Le gouvernement du Cap-Vert souhaite numériser 60 % des services publics vitaux d’ici 2026. Carlos Tavares Pina (photo), le PDG de la Nucleo Operacional da Sociedade de Informacao (NOSi), l’agence gouvernementale numérique, l’a récemment déclaré au cours d’une interview.
Selon Carlos Tavares Pina, la numérisation des services destinés aux citoyens vise entre autres à rapprocher les gouvernements des citoyens en promouvant une gouvernance transparente grâce à un accès plus facile à l'information, en sécurisant les infrastructures numériques et en améliorant la culture numérique.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie pour la gouvernance numérique qui est une composante de la Stratégie numérique du Cap-Vert. Elle vise la modernisation de l’ensemble des services publics tels que la délivrance de certificats en ligne (certificats de naissance, de mariage, d’adoption, de décès, casier judiciaire, enregistrement de nom d’entreprise), le paiement électronique, la délivrance du numéro d’identification fiscale, du certificat d’absence de dettes envers l’Etat, de l'attestation de revenus pour la demande de bourses d’études pour les enfants.
Pour y arriver, le gouvernement mise sur l’agence gouvernementale numérique qui travaille d’arrache-pied pour obtenir les résultats escomptés dans les prochaines années. Ceci passe par la multiplication des partenariats avec des entreprises technologiques mondiales telles que Huawei, Microsoft, mais également avec des pays qui partagent des projets similaires.
A terme, l’objectif est d’avoir au moins 30 % des processus d’administration publique fonctionnant avec les technologies d’IA ou de ML (machine learning), et d’utiliser les technologies en nuage pour renforcer l’interopérabilité entre les plateformes.
La numérisation des services publics au Cap-Vert devrait contribuer à la transformation numérique, favoriser l'environnement des affaires du pays et booster le PIB national. Lesdits services constitueront également un point unique de disponibilité d’information pour les citoyens.
Samira Njoya
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Le secteur technologique africain est en pleine croissance depuis une décennie. De plus en plus de véhicules d’investissement sont constitués sur le continent pour soutenir la croissance du secteur.
Le Fonds de Fonds Anava, un fonds de fonds mis en place en Tunisie pour soutenir l’initiative « Startup Tunisia », a annoncé le lundi 25 mars l’investissement d’un montant de 4 millions d’euros dans Janngo Capital Startup Fund (JCSF), un véhicule d’investissement axé sur la technologie en Afrique. Anava, d’une taille de 60 millions d’euros, est financé par la Banque mondiale, la Caisse des dépôts et consignations et la KFW.
L’objectif est d'investir dans environ 25 start-up en phase d'amorçage opérant dans la healthtech, la fintech et l’edtech en Afrique francophone, d’améliorer l'accès au marché et au capital pour les entreprises africaines et de contribuer à la création d’emplois durables à grande échelle, en mettant particulièrement l’accent sur les femmes et les jeunes.
« Cet engagement contribue directement à investir au sein de start-up de premier plan en phase d’amorçage et à libérer un potentiel de croissance massif et un impact économique, social et environnemental positif en Tunisie et au-delà », explique Fatoumata Bâ, fondatrice et présidente exécutive de Janngo Capital.
Dans un contexte marqué par la chute des financements dans le secteur technologique en Afrique, les start-up du continent ont capté moins de capitaux en 2023 en comparaison à 2022. L’une des raisons qui explique cette chute des capitaux, selon le Programme des Nations unies pour le développement, est le fait que 89 % du capital-risque injecté dans l’écosystème technologique du continent est d'origine étrangère. Depuis le début de l’année, plusieurs fonds africains ont été lancés pour faciliter l’accès aux financements aux jeunes pousses du continent.
Pour rappel, les start-up africaines ont levé 1,8 milliard $ en 2023, en baisse de 40 % par rapport à 2022 où elles avaient levé 3 milliards $.
Adoni Conrad Quenum
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A travers cette prise de participation, l’IFC soutient indirectement des entreprises en phase de démarrage qui figurent parmi les moins financées d’Afrique. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une baisse de 36 %, à 3,2 milliards $, des levées de fonds des start-up africaines en 2023.
La Société financière internationale (IFC), filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, a annoncé le lundi 25 mars un investissement de 10,5 millions de dollars dans le fonds 4DX Ventures destiné aux entreprises technologiques en Afrique. Cet investissement a été réalisé par la nouvelle plateforme lancée en novembre 2022 par l’IFC pour renforcer les écosystèmes de capital-risque en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale et au Pakistan.
Africa’s tech start-ups are making waves in fintech, climate tech, health tech, and other sectors. To support their growth, @IFC_org has invested in a tech-focused fund from 4DX Ventures.
— Sergio Pimenta (@SPimentaIFC) March 25, 2024
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« En soutenant le développement d'écosystèmes technologiques dans les marchés émergents, la plateforme de capital-risque de l'IFC vise à améliorer l'accès aux services clés, à stimuler la compétitivité des entreprises et à promouvoir la création d'emplois grâce à la transformation numérique », a déclaré Mohamed Gouled, vice-président des industries à l'IFC.
L’investissement de l’IFC dans le fonds 4DX Ventures s’inscrit dans le cadre de l’engagement commun de soutenir les entrepreneurs technologiques dont les innovations aideront l'Afrique à faire un bond en avant dans des domaines critiques tels que le climat, les soins de santé, la fintech, le commerce électronique et l'éducation.
Il intervient dans un contexte marqué par une baisse de 36 % (d'après le cabinet d'études TechCabal Insights), à 3,2 milliards de dollars, des levées de fonds des start-up africaines en 2023. Selon les données de l’IFC, l'Afrique fait partie des régions les moins desservies par le capital-risque, ne recevant que 2 % du volume mondial des opérations de capital-risque au troisième trimestre de 2023.
Ainsi, cet investissement devrait davantage soutenir les entreprises africaines en phase de démarrage sur le continent. Elle permettra d'aider les start-up technologiques prometteuses à créer des entreprises transformatrices et à avoir un impact durable sur le développement du continent.
Samira Njoya
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La SFI sélectionne 100 start-up dirigées par des femmes pour le programme « She Wins Africa »
Dans le cadre des stratégies de développement de l'Afrique, sortir les femmes de la précarité financière est un axe important. Plusieurs acteurs présents sur le continent contribuent de diverses manières.
La Fondation Orange Côte d’Ivoire (FOCI) et Orange Bank Africa (OBA) ont franchi une nouvelle étape vers l'autonomisation des femmes entrepreneurs en signant une convention pour la création du Fonds maisons digitales femmes pour l'autonomisation des femmes (Fomdaf). Cette initiative, annoncée lors d'une cérémonie de signature le jeudi 21 mars 2024, vise à fournir un soutien financier aux femmes entrepreneurs vulnérables afin de les aider à réaliser leur plein potentiel dans le monde des affaires.
Ce fonds de garantie d’une valeur de 100 millions FCFA (165 700 $), fournis par la Fondation Orange Côte d’Ivoire et gérés par Orange Bank Africa, vise à offrir un accès accru à des financements aux femmes bénéficiaires du projet Maisons Digitales. Grâce à cette garantie, les femmes entrepreneures éligibles pourront accéder à des prêts allant jusqu'à un total de 500 millions de francs CFA. Chaque auditrice pourra emprunter entre 1 et 20 millions de francs CFA, avec des conditions de remboursement flexibles s'étalant sur une période de 6 à 24 mois, à un taux d'intérêt compétitif de 8,5% l'an.
« Aujourd’hui, 32% des clients d’Orange Bank sont des femmes […] Nous passons désormais à une autre étape avec ce fonds qui va accompagner les femmes dans leur croissance », a souligné Alexandre Oro, secrétaire général d’Orange Bank.
La cérémonie de signature a également été marquée par la remise des Prix Coups de Coeur Ô Féminin, une initiative lancée en 2017 par la Fondation Orange Côte d’Ivoire pour soutenir les femmes formées au sein des Maisons Digitales dans leurs projets d'entrepreneuriat. Ces prix, répartis en trois catégories, offrent des cagnottes allant jusqu'à 10 000 euros (environ 6 500 000 francs CFA) pour les lauréates, renforçant ainsi leur accès au financement et leur capacité à concrétiser des idées innovantes.
Notons qu’à ce jour, seulement 48 projets ont été financés pour 6 871 femmes formées. Un chiffre qui souligne l’importance du chemin à parcourir pour atteindre pleinement l'objectif d'autonomisation économique des femmes en Côte d'Ivoire.
Moutiou Adjibi Nourou
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Le numérique joue un rôle crucial dans l'économie, la société et la technologie au Japon. Fort de son avancée significative dans ce domaine, le pays souhaite partager ses connaissances et ses réussites avec d'autres nations dont le Burkina Faso.
Le Japon est disponible pour accompagner le Burkina Faso dans la réalisation de ses projets numériques. L’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Jun Nagashima (photo, à gauche), l’a affirmé lors d'une audience avec la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane (photo, à droite), le vendredi 22 mars.
« Je suis venu réaffirmer la disponibilité de mon pays à poursuivre sa coopération avec le Burkina Faso, notamment dans le domaine du numérique. Dans le contexte de la mondialisation, le numérique est un outil important pour le développement. Le Japon a d’énormes potentialités en la matière et compte partager son expérience avec le Burkina Faso », a déclaré Jun Nagashima.
En effet, depuis plusieurs décennies, le Japon se classe parmi les pays les plus avancés en matière de technologies, notamment en robotique. De nombreux prototypes ont été mis au point par des sociétés nippones pour faciliter la vie des citoyens.
De plus, le pays excelle également dans l’intelligence artificielle, l’Internet des objets (IoT) et les jeux vidéo. Depuis 2016, une initiative appelée Société 5.0 a été lancée par le gouvernement japonais avec pour objectif d’utiliser les technologies pour répondre à des enjeux sociétaux et économiques tels que le vieillissement de la population ou les inégalités régionales en matière de niveau de vie.
Pour ce qui est des télécommunications, le Japon est à la pointe des avancées technologiques pour le développement de la fibre optique. Le pays détient le record du haut débit Internet. En décembre, les scientifiques nippons ont réussi à transmettre 22,9 pétabits par seconde dans une seule fibre optique.
Une collaboration dans ces domaines entre les deux pays permettrait au Burkina Faso de bénéficier pleinement du savoir-faire japonais, déjà très avancé dans sa transformation numérique. A travers des échanges d'expériences, le Burkina pourrait profiter de l'expertise du Japon, notamment dans le développement de l’administration numérique, la numérisation des services publics et des formalités administratives, ainsi que dans l’utilisation de l’intelligence artificielle, entre autres.
Samira Njoya
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Huawei annonce la formation de 5 000 jeunes Burkinabè en TIC dans les cinq prochaines années
Outre les coopérations avec des pays d’autres continents, les pays africains collaborent dans le but d’accélérer leur transformation numérique. C’est le cas du Zimbabwe et du Mozambique dans le cadre du secteur judiciaire.
Le Mozambique envisage de numériser tout son système judiciaire. C’est dans ce cadre que le président de la Cour suprême mozambicaine, Adelino Manuel Muchanga (photo, à gauche), a rendu visite le mercredi 20 mars à son homologue zimbabwéen, Luke Malaba (photo, à droite). Le but est d'en apprendre davantage sur le système intégré de gestion des dossiers (IECMS) utilisé par les services judiciaires zimbabwéennes.
« Nous avons vu ce qui s'est passé au Zimbabwe lorsqu'il s'est agi de mettre en œuvre avec succès le système et je pense que la clé du succès, entre autres raisons, est qu'il s'agit d'un programme national », a indiqué Adelino Manuel Muchanga. Et il poursuit : « nous en sommes au point de départ et je pense que nous allons transposer cette expérience au Mozambique et voir comment nous pouvons impliquer le gouvernement et d'autres parties prenantes afin qu'ils mettent en œuvre le système pour les nombreux avantages qu'il peut apporter à l'efficacité du système judiciaire au Mozambique ».
Comme de nombreux pays africains, le Mozambique suit son processus de transformation numérique des secteurs clés de son économie. Des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore le Kenya se sont déjà engagés sur ce chemin en investissant plusieurs millions de dollars dans le processus. La présidente de la Cour suprême du Kenya, Martha Koome, a donné, plus tôt dans le mois, la date du 1er juillet comme date butoir pour que les tribunaux de son pays n’imprime plus d’actes de procédure. L’objectif de ces décisions est d’améliorer l’efficacité du système judiciaire et de faciliter son accès aux populations, en l’occurrence celles qui vivent dans les zones reculées ou isolées.
Pour rappel, les services judiciaires zimbabwéennes utilisent l’IECMS depuis 2018. Selon Luke Malaba, il a permis au Zimbabwe de faire des avancées dans le secteur, notamment en ce qui concerne l’efficacité et la transparence.
Adoni Conrad Quenum
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Le secteur numérique offre de nombreuses opportunités d'emploi pour les jeunes. En acquérant les compétences appropriées, ils peuvent saisir ces opportunités et s'intégrer plus facilement sur le marché du travail.
L'entreprise technologique Huawei a annoncé, vendredi 22 mars, son intention de former plus de 5 000 jeunes au Burkina Faso dans le domaine des TIC au cours des cinq prochaines années. Le directeur général de Huawei Burkina, Christophe Liu (photo, au centre), a fait cette déclaration à l'issue d'une audience avec le président de la Transition et chef de l'Etat, Ibrahim Traoré (photo, à droite), en présence de la ministre de la Transition digitale, des postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo/Sabane.
« Nous sommes venus saluer le chef de l'Etat et lui faire le point des différents projets que nous sommes en train de mettre en œuvre. Nous voulons former les jeunes burkinabè dans le domaine des TIC, y compris la 5G, le cloud, et l'IA. Nous allons initier un projet avec le gouvernement et le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques », a déclaré Christophe Liu.
En plus de la formation, Huawei a également annoncé d'autres projets, notamment le déploiement d'une fibre optique de plus de 2 000 km pour fournir une connexion Internet dans les zones les plus éloignées du pays. Cette fibre optique permettra également de connecter les différents secteurs de l'administration pour améliorer l'efficacité de la communication entre les départements.
Ces projets s'inscrivent dans le cadre des actions de Huawei visant à accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans la réalisation des objectifs de la stratégie nationale de développement de l'économie numérique intitulée « e-Burkina ». Cette stratégie vise, entre autres, la formation des citoyens dans les nouvelles technologies pour créer des emplois inclusifs et durables pour les jeunes et contribuer au développement de l'économie numérique au Burkina Faso.
Samira Njoya
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La Côte d’Ivoire et la Chine entretiennent des relations bilatérales solides dans divers secteurs depuis 40 années. Récemment, les deux pays ont décidé d’accentuer leur coopération dans le domaine du numérique.
L’entreprise technologique chinoise Huawei continuera à accompagner la Côte d’Ivoire dans la réalisation de ses projets numériques. Terry He (photo, à gauche), président de la zone Afrique de Huawei, a réaffirmé cet engagement le jeudi 21 mars lors d’une rencontre avec le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Kalil Konaté (photo, à droite), et son équipe à Abidjan.
Le Président de la zone Afrique de Huawei, Terry HE, a rencontré le Ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation, Kalil Konaté, réaffirmant l'engagement de Huawei à soutenir la transformation numérique de la Côte d'Ivoire. pic.twitter.com/Sqrfo6rdyc
— MTND (@MTND_CI) March 21, 2024
Selon le communiqué du ministère chargé du numérique, ces projets incluent la formation des jeunes en IA et technologies numériques, la construction de bibliothèques numériques sur un site de 36 hectares aménagé pour accueillir les populations récemment déguerpies des zones à risques, et la modernisation de la Poste ivoirienne.
Le nouvel engagement de Huawei à soutenir la Côte d’Ivoire intervient dans la continuité des actions entamées par l’entreprise technologique dans le pays. Il y a 4 ans, un partenariat avait été signé entre les deux entités, dans le cadre duquel Huawei s’était engagé à renforcer le développement de l'industrie TIC ivoirienne, mais également à fournir une assistance à la Côte d’Ivoire dans la définition et l’élaboration de sa Stratégie nationale de développement de l’économie numérique dénommée « Côte d’Ivoire Numérique 2030 ».
Le renforcement de cette collaboration, qui a déjà porté ses fruits, devrait ainsi ouvrir de nouveaux horizons technologiques à la Côte d’Ivoire, notamment dans la réalisation des projets de connectivité rurale, d'infrastructures digitales et d'inclusion numérique. L’objectif est de faire de la Côte d'Ivoire un hub numérique sous-régional.
Samira Njoya
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