Au cours des cinq dernières années, le Mobile Money a gagné en valeur en Afrique. Aujourd’hui, il y est devenu le plus grand outil de paiement. Son interopérabilité à l’échelle du continent a la capacité de libérer davantage le potentiel du commerce intra-africain.

La fintech MFS Africa, passerelle de paiement numérique, a annoncé le mercredi 16 février son intégration au Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS) de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) lancée en janvier 2021. Ce partenariat permettra aux 320 millions de clients Mobile Money que compte MSF Africa dans 35 pays du continent d’effectuer ou de recevoir plus aisément des paiements marchands dans les marchés des 54 Etats qui ont rejoint la zone de libre-échange continentale.

Dare Okoudjou (photo), fondateur et président-directeur général de MFS Africa, justifie la décision de rejoindre le PAPSS par la volonté d’enrichir davantage cette solution panafricaine qui « permet aux petites et moyennes entreprises (PME), aux entrepreneurs et aux commerçants d’accéder plus facilement aux services de paiement formels qui les aideront à développer leurs activités ».

Dans son rapport « State of the Industry Report on Mobile Money 2021 », l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) indique que l’Afrique a une fois de plus occupé la place de  championne dans le paiement mobile avec 490 milliards $ échangés sur le continent contre 767 milliards $ dans le monde. Le nombre de comptes Mobile Money était de 548 millions sur le continent contre 1,2 milliard dans le monde.

Selon Mike Ogbalu III, le directeur général du PAPSS, « l’Afrique est le leader mondial des services d’argent mobile […] Cela démontre à quel point les services d’argent mobile jouent un rôle clé dans la croissance économique du continent et facilitent l’inclusion financière ». 

Adoni Conrad Quenum

Lire aussi : Avec PAPSS développé par Afreximbank, les Africains peuvent désormais payer en monnaie locale partout sur le continent ...

Posted On lundi, 21 février 2022 14:01 Written by

Avec cette seconde levée de fonds en moins d’un an, la fintech Maviance poursuit son développement et vise désormais la couverture de la zone Cemac.

Selon une annonce légale, parue ce 18 février, Finafrik Ltd, société privée basée à Londres et spécialisée dans le développement de logiciels commerciaux, est devenue actionnaire de Maviance PLC, fintech camerounaise détentrice de la plateforme de paiements numériques Smobilpay. Grâce à cette opération, le capital passe à 1,15 milliard, soit une hausse d’un peu plus de 140 millions de FCFA. Calculette en main, Finafrik contrôle donc désormais 12,2% du capital de l’entreprise, révèle Investir au Cameroun.

En mai 2021, Maviance PLC avait déjà clôturé avec succès une levée de fonds de 3 millions de dollars (environ 1,6 milliard de FCFA) auprès de MFS Africa, fintech panafricaine exploitant le plus grand hub de paiements numériques du continent africain. Devenu « investisseur stratégique » de Maviance, MFS Africa permet ainsi à cette fintech camerounaise de financer son expansion dans d’autres pays de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, Tchad et Guinée équatoriale) et d’accroître son empreinte au Cameroun.

Selon ses promoteurs, « Maviance sert plus de 500 000 clients uniques par mois » et connecte des fournisseurs de services clés, des fournisseurs de moyens de paiements, des institutions financières et des opérateurs du Mobile Money à sa plateforme de services financiers numériques.

Depuis janvier 2021, Nkwenti Leslie Azong-Wara occupe le poste de directeur général. Cet ingénieur passé notamment par Siemens A.G. remplace Njinyam Setven Ngwa. Il jouit d’un mandat de trois ans.

S.A.

Posted On samedi, 19 février 2022 08:17 Written by

Cofondateur de la plateforme Flutterwave, le Nigérian était considéré depuis plusieurs années déjà comme l’espoir de la fintech africaine. Alors que son entreprise vient de franchir un nouveau palier, il prend également un nouveau statut dans l’écosystème des entreprises tech du continent.

Ce 16 février, la fintech nigériane Flutterwave est devenue la start-up affichant la plus importante capitalisation boursière du continent africain. L’entreprise a annoncé avoir mobilisé 250 millions de dollars US dans le cadre d’un cycle de financement. Des ressources qui ont fait passer la valorisation de la plus récente licorne africaine à plus de 3 milliards USD.

1Olugbenga Agboola 3

« Nous avons juste mis en place une infrastructure commune ».

Pour Olugbenga Agboola, son cofondateur et PDG, le niveau actuel de Flutterwave correspond à l’ambition qu’il avait lorsqu’il a décidé de quitter son emploi à Access Bank pour se consacrer à sa création. Celui que tout l’écosystème continental surnomme le prince de la fintech a vraiment eu le nez creux en lançant ce qui est depuis quelques mois, la 4ème licorne africaine.

Un parcours bien rempli

L’une des choses les plus impressionnantes chez Olugbenga Agboola reste son CV. Né à Lagos au Nigeria en 1985, l’intéressé y a fait des études primaires et secondaires avant de partir aux États-Unis où il obtient un master en management du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Cambridge. Il obtient également une maîtrise en sécurité informatique et en ingénierie comportementale. Pas suffisant pour celui qui cherche alors à élargir ses horizons et à acquérir de l’expérience.

Il prolonge son cursus en décrochant les certifications standard de sécurité informatique de l'Université EC-Council au Nouveau-Mexique. Il étudie ensuite pour obtenir un diplôme en gestion de projet et en informatique avancée à l'Université de Westminster en Angleterre. C’est donc avec des compétences variées qu’il débute sa carrière comme développeur d'applications pour British Telecom Professional Services en 2003, avant de travailler l’année suivante chez Paypal en tant qu’ingénieur. Il rejoint ensuite l'équipe de développement de solutions d'infrastructure d'entreprise de la Guarantee Trust Bank de janvier 2005 à mars 2009, avant de passer à la Standard Bank Nigeria.

Il y travaille en tant que développeur de produits technologiques pendant deux années durant lesquelles il met au point une solution de paiement biométrique pour la banque. Il a également travaillé avec Google pour les services de paiement électroniques du géant du web, puis en tant que responsable des services financiers mobiles à la Sterling Bank. Il sera enfin responsable de l'innovation chez Access Bank de novembre 2014 à mai 2016.

Cette année-là, il a une idée, pas forcément révolutionnaire : faciliter l’interopérabilité des paiements en ligne. Ses différents postes lui ont permis d’observer sous toutes ses coutures le problème récurrent lié aux systèmes de paiement en Afrique, qui avaient du mal à interagir entre eux.

Ses différents postes lui ont permis d’observer sous toutes ses coutures le problème récurrent lié aux systèmes de paiement en Afrique, qui avaient du mal à interagir entre eux.

Son projet avec Flutterwave était de permettre à un client de payer un prestataire alors que les deux parties utilisent des processeurs différents. « L'Afrique a besoin de trois choses majeures, la logistique, les paiements et le commerce. Flutterwave s'occupe du système de paiement fragmenté en Afrique. Ce système fragmenté a besoin d'un moyen de paiement central pour faciliter le commerce sur le continent », explique Olugbenga Agboola.

Avec Iyinoluwa Aboyeji et une équipe d'autres spécialistes de la tech, de la banque et des paiements en ligne, il se lance donc pour connecter tous les types de paiements sur le continent et apporter une solution à usage unique. Au début, il est juste directeur technique pendant que le cofondateur Aboyedji occupe les fonctions de PDG. Mais lorsque ce dernier décide de quitter le poste, Olugbenga Agboola le remplace à la tête du projet. Et le succès ne tarde pas à frapper aux portes de la plateforme dont les services attirent rapidement des clients parmi les plus importants du paiement en ligne en Afrique. Les investisseurs y croient. En 2020, en plein confinement, l’entreprise accompagne 20 000 petites entreprises dans la création de boutiques en ligne pour faire survivre leurs activités. L’opération est un véritable succès.

Une licorne venue de Lagos

En mars 2021, Flutterwave est devenue la quatrième licorne (start-up valorisée à plus d'un milliard USD, mais non cotée en bourse et non filiale d’un grand groupe) du continent africain. La start-up fondée au Nigeria atteignait alors une valorisation de plus d'un milliard de dollars US, après en avoir levé 170 millions. Elle rejoignait dans ce cercle fermé Fawry et Interswitch, des sociétés de paiements respectivement égyptienne et nigériane, ainsi que le géant du commerce électronique Jumia.

2Flutterwave

En mars 2021, Flutterwave est devenue la quatrième licorne africaine.

Ce succès semblait surprendre beaucoup de monde, mais pas Olugbenga Agboola. Pour cet homme de 37 ans, sa fintech atteignait les niveaux qu’il imaginait lorsqu’en travaillant dans le secteur de la finance, il observait les insuffisances des flux de transferts d’argent entre l’Afrique et le reste du monde. Pour lui, le potentiel du projet Flutterwave était évident. Mais les choses se seraient-elles enclenchées aussi vite sans la pandémie de la Covid-19 ? Avec les confinements et la fermeture de nombreux services, le paiement dématérialisé est devenu indispensable. Visa, Mastercard, Facebook, Uber, Jumia et Alipay sont ainsi entrés en collaboration avec la plateforme dont les services brisent les barrières qui brident le continent en matière de transactions monétaires.

Visa, Mastercard, Facebook, Uber, Jumia et Alipay sont ainsi entrés en collaboration avec la plateforme dont les services brisent les barrières qui brident le continent en matière de transactions monétaires.

Avec son ami Iyinoluwa Aboyeji, Olugbenga Agboola a créé une plateforme permettant une interopérabilité entre de nombreux services de paiement en ligne. Le client et le prestataire n’ont pas à se soucier de la banque ou du processeur d’où part l’argent. Pourtant, l’homme estime n’avoir rien inventé. « Nous avons juste mis en place une infrastructure commune ». Flutterwave lui vaudra de nombreuses distinctions.

En 2021, il est notamment cité parmi les 100 jeunes de la planète qui façonneront l’avenir, selon le magazine américain Time.

Pour le nouveau prince de la fintech africaine, Flutterwave, qui en 2020 a traité plus de 80 millions de transactions pour une valeur de 7,5 milliards de dollars US dans 17 pays africains, a encore des progrès à faire et des territoires à conquérir.

Pour le nouveau prince de la fintech africaine, Flutterwave, qui en 2020 a traité plus de 80 millions de transactions pour une valeur de 7,5 milliards de dollars US dans 17 pays africains, a encore des progrès à faire et des territoires à conquérir.

L'entreprise souhaite qu'une cliente d'Afrique du Sud par exemple, puisse utiliser de manière simple son portefeuille numérique pour acheter des produits pharmaceutiques. Mais son principal objectif actuel est d’étendre le service en Afrique du Nord. Olugbenga Agboola ne s’arrêtera pas avant d’avoir atteint l’objectif qu’il s’est fixé. « L’Afrique n’est pas un pays, mais (au moment de payer en ligne, NDLR.) nous voulons donner l’impression que oui ».

Servan Ahougnon

Posted On samedi, 19 février 2022 06:35 Written by

La relance économique post-Covid a accentué la concurrence dans diverses industries, notamment le transport aérien. Seules les entités les plus performantes ont une chance de demeurer rentables. Pour y parvenir, la transformation numérique de l’activité n’est plus une option, mais une nécessité de survie.

Air Sénégal, compagnie aérienne ouest-africaine de transport, numérise son fret. A travers le partenariat signé le mercredi 16 février avec SmartKargo, la société déploiera des solutions numériques dans tous les domaines fonctionnels de son activité de transport de marchandises, sur la totalité de son réseau fort de 22 destinations, dont New York, Washington et Paris, et ce, depuis son hub de l’aéroport international Blaise Diagne.

Cela inclut entre autres des lettres de transport aérien électroniques (e-AWB), des entrées de données sur un seul écran, une technologie intelligente (BI), des rapports configurables par l’utilisateur, une tarification facilitée et plus compétitive, et une gestion de la capacité en temps réel.

Selon Ibrahima Kane, directeur général d’Air Sénégal, « la plateforme SmartKargo nous permettra de construire et de développer une nouvelle activité de fret aérien, moderne et robuste. La solution entièrement digitale est la meilleure technologie disponible ; elle propulsera Air Sénégal vers l’avant et nous permettra d'accroître notre activité de fret à son plein potentiel ».

Dans son rapport « passenger-it-insights-2020 » publié en 2020, l’Association internationale du transport aérien (IATA) estimait que la Covid-19 a constitué le test de résistance le plus important auquel l’industrie du transport aérien ait jamais été confrontée. Elle estimait la technologie comme fondamentale aux compagnies aériennes pour s'adapter à l'évolution rapide des réglementations, scénarios de sécurité et de logistique.

« La nouvelle plateforme permettra à Air Sénégal de transformer ses activités de fret et de faire face à l’avenir avec succès grâce à des capacités robustes, des solutions de gestion du fret et des technologies avancées telles que l’information en temps réel, la veille économique et l’apprentissage automatique », explique la compagnie aérienne. 

Adoni Conrad Quenum

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Posted On vendredi, 18 février 2022 14:11 Written by

Au cours des cinq dernières années, l’investissement dans les entreprises technologiques africaines a augmenté de manière progressive. Cependant, cette tendance semble encore timide vu le potentiel du secteur.

Dans l’étude « Supercharging Africa’s Startups: The Continent’s Path to Tech Excellence » publiée 15 février, le Tony Blair Institute for Global Change estime que les start-up africaines pourraient lever plus de 90 milliards $ d’ici 2030. Elles ont le potentiel de faire de l’Afrique une superpuissance dans le secteur de la technologie. Mais pour y parvenir, un environnement économique et réglementaire favorable est indispensable. Cela passe par la mise en œuvre de dix recommandations par les gouvernements :

1- Mettre en place une plateforme publique de partage de données sur les start-up technologiques.

2- Développer des véhicules de financement innovants

3- Libérer les capitaux des investisseurs institutionnels et des entreprises

4- Créer un marché numérique unique en donnant la priorité à la mise en œuvre de la Zlecaf

5- Générer une demande de solutions technologiques locales

6- Mettre en œuvre une législation pour soutenir les start-up technologiques et solliciter régulièrement leurs réactions

7- Améliorer les compétences numériques

8- Renforcer l'infrastructure numérique

9- Renforcer les capacités des start-up et des organisations de soutien

10- Lancer un « réseau panafricain de start-up »

« Avant la pandémie, 22 % de la population en âge de travailler avait créé sa propre entreprise. Cependant, en raison de la lourdeur des réglementations, du manque de compétences numériques, du financement limité et de la fragmentation des marchés, l'Afrique ne représente que 0,2 % de la valeur des start-up mondiales », déplore le Tony Blair Institute.

Bien que l'investissement dans les start-up tech africaines soit encore faible par rapport à celui des autres régions, il a connu tout de même une forte augmentation au cours des quatre dernières années. En 2021, il a atteint 4,9 milliards de dollars selon Briter Bridge dans son « Africa’s Investment Report 2021 ». Soit une évolution de 243 % par rapport à 2020.

Dans son rapport « Lions go digital: The Internet’s transformative potential in Africa » de 2013, le McKinsey Global Institute estimait que l'économie numérique contribuerait à hauteur de 300 milliards $ au PIB africain d'ici 2025, fournissant des emplois indispensables sur un continent où il y a trois à quatre fois plus de personnes qui entrent sur le marché du travail que d’emplois réels créés. Un écosystème favorable à l’éclosion des start-up en Afrique pourrait faire d’elles de futures niches d’emplois pour une jeunesse de plus en plus séduite par les technologies. 

Muriel Edjo

Lire aussi : Les 4 domaines sur lesquels les investisseurs doivent se concentrer pour soutenir la numérisation de l’Afrique (Google)

Posted On vendredi, 18 février 2022 08:06 Written by

La start-up lancée il y a un an a déjà constitué un important réseau de plus de 10 000 épiciers, à qui elle propose des promotions sur des produits de grande marque. Son objectif, c’est d’agrandir son réseau sur les prochaines années.

La start-up marocaine WafR — qui permet au client et à l’épicier d’obtenir une promotion au moment de l’achat/vente d’un produit en vue d’orienter leurs choix vers une marque de la grande distribution — veut d’agrandir son réseau actuel de clients, constitué de plus de 10 000 épiciers, à 50 000.

Pour financer ce projet, l’entreprise fondée en 2021 a annoncé, le mercredi 16 février, la levée d’un financement de 3,5 millions de dirhams (374 000 $). Les fonds seront essentiellement orientés vers l’accélération de la croissance de WafR à travers le développement de son réseau d’épiciers.

« Suite aux 300 000 dirhams qui nous avaient initialement été promis, plusieurs nouveaux investisseurs ont manifesté leur intérêt pour WafR et se sont joints au round de financement. Ainsi, nous avons levé 3,5 millions de dirhams et notre valorisation a atteint 30 millions de dirhams », a commenté Ismail Bargach (photo), le cofondateur de WafR, à la suite de cette opération.

Au Maroc, 85 % des ventes se font dans des épiceries contre 15 % dans les grands magasins et surfaces, estime WafR. Pour aider les grandes marques à augmenter leurs volumes de vente, leurs parts de marchés et leurs profits, WafR propose à des épiceries leurs articles vendus à des prix promotionnels pour davantage les inciter à s’orienter vers elles. Cette solution a permis à la start-up de constituer un important réseau de clients consultant au quotidien ses offres promotionnelles.

Chamberline Moko

Posted On jeudi, 17 février 2022 16:11 Written by

L’accès à Internet est un prérequis à la participation des populations africaines à l’économie numérique. Orange, qui en est bien conscient, a multiplié à dessein ses investissements dans la couverture réseau au cours des cinq dernières années.

Le groupe télécoms Orange et sa filiale sénégalaise Sonatel ont annoncé, mercredi 16 février, leur association avec le fournisseur luxembourgeois de services télécoms par satellites SES pour étendre l’offre de connectivité à haut débit en Afrique. Pour y parvenir, Orange et Sonatel déploieront et gèreront la passerelle O3b mPower de SES sur le continent. O3b mPower, un système de communication par satellite en orbite terrestre moyenne de nouvelle génération, sera déployé au Sénégal sur le site du téléport de la Sonatel à Gandoul, parmi d’autres antennes satellites locales.

Jean-Luc Vuillemin (photo), directeur des réseaux internationaux d’Orange, a expliqué que l’association du groupe télécoms avec SES découle de sa conviction que « le satellite reste une technologie d’avenir et que les multiples innovations dont il fait l’objet actuellement contribueront à lui donner une place de plus en plus importante dans le domaine des télécommunications, et ce aussi bien en Afrique que dans les zones bénéficiant d’infrastructures plus développées comme l’Europe ou l’Amérique du Nord ».

Depuis 2020, le besoin en connectivité à haut débit s’est accentué en Afrique. La Covid-19 a non seulement accéléré la numérisation de divers services, mais modifié également les habitudes de consommation de la data. Mais sur le continent, le désir de connectivité se heurte encore à la faible couverture réseau. Surtout en zone rurale. En 2021, le taux de pénétration d’Internet mobile était encore de 28 % selon la GSMA. Sur les 1 084 millions de personnes recensées en Afrique subsaharienne, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie indique que 206 millions n’étaient pas du tout couverts par un réseau mobile.

Pour Jean-Luc Vuillemin, la collaboration avec SES « ajoutera une nouvelle composante majeure à la mission que s’est fixée Orange, celle de construire des réseaux intelligents et ouverts destinés à développer l’usage et l’accessibilité des technologies numériques pour le plus grand nombre ». 

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 17 février 2022 14:15 Written by

Moins d’un an après sa levée de 170 millions $, Flutterwave est de nouveau sur le devant de la scène à la suite de la conclusion d’un financement de série D, qui fait d’elle la start-up africaine la mieux valorisée sur le continent.

Le nigérian Flutterwave, spécialisé dans le traitement de paiements, annonce disposer désormais de ressources pour exécuter son expansion africaine. La fintech, co-fondée en 2016 par les Nigérians Olugbenga Agboola et Iyinoluwa Aboyeji, prévoit d’utiliser ces nouveaux financements de l'ordre de 250 millions $ pour mettre en œuvre son plan de développement. Il consiste à accélérer la conquête de nouveaux clients sur ses marchés d’exploitation en Afrique subsaharienne et du Nord, à poursuivre sa croissance par le biais des fusions-acquisitions et de partenariats, après ceux conclus avec PayPal et les opérateurs télécoms MTN, Airtel Africa.

Flutterwave prévoit également de développer de nouveaux produits innovants après la série de services lancés en 2021, tels que Flutterwave Market qui permet aux commerçants d’écouler leurs produits en ligne, ou encore Send, un service de transfert de fonds qui permet d'envoyer de l'argent à des destinataires en Afrique et à partir de l'Afrique.

« Nous sommes ravis que les investisseurs croient en nous et en notre histoire et qu'ils engagent leurs ressources dans ce sens. Ce dernier financement démontre la conviction de certains des principaux investisseurs mondiaux à la fois dans notre modèle d'entreprise, notre équipe et le marché technologique africain. Il apporte à Flutterwave le soutien dont nous avons tant besoin pour réaliser nos projets et offrir la meilleure expérience à nos commerçants et clients », a commenté Olugbenga Agboola, directeur général de Flutterwave, à la suite de cette levée de fonds.

Avant cette récente levée, Flutterwave avait mobilisé un financement de série C, de 170 millions $ en mars 2021, devenant une licorne africaine, la troisième du secteur financier. L’entreprise valorisée à plus d’un milliard $ annonçait également à cette période son intention de conquérir le marché nord-africain.

Sur une période de cinq ans, soit de 2016 à 2020, Flutterwave affirme avoir traité plus de 200 millions de transactions d'une valeur de plus de 16 milliards $ dans 34 pays africains. La Fintech précise également qu’elle a triplé le nombre de ses clients à 900 000 entreprises à travers le monde. Selon le fournisseur de solutions de paiement, sa valorisation a plus que triplé depuis son dernier tour de table en mars 2021.

Cette récente levée de Flutterwave, réalisée auprès d’une brochette d’investisseurs majoritairement étrangers, confirme une fois encore l’attrait des fintechs sur le continent. Les entreprises technologiques axées sur les services financiers demeurent les plus financées, et la tech africaine poursuit sa croissance avec plus de 5 milliards $ de fonds levés en 2021, selon Sherif Makhlouf, directeur général de la société de conseil Boost.

Chamberline Moko

Posted On mercredi, 16 février 2022 14:35 Written by

Depuis son accession à la tête de l’Etat en 2019, Félix Tshisekedi a fait du numérique un outil de croissance en RDC. Au-delà de son appui aux différents secteurs économiques du pays, il a aussi été mis à contribution pour redorer l’image de marque du pays au niveau national et international.

Les différents ministères, services de la présidence et autres institutions publiques de la République démocratique du Congo ont désormais une plateforme numérique où communiquer officiellement. Le site Internet www.republique.cd a été lancé officiellement, lundi 14 février, par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge (photo). Il contribuera à harmoniser la communication gouvernementale, à authentifier toutes les informations attribuées aux membres du gouvernement, à lutter contre les fausses informations.

Considérée comme « la porte d’entrée numérique » de la RDC par le ministre du Numérique, Désiré Cashmir Eberande Kolongele, la plateforme centralisera toutes les informations officielles des différents services publics – comptes-rendus de réunion, publications de rapport, annonces d’activités, etc. – pour les rendre plus facilement accessibles aux internautes. Actuellement, la RDC compte plus d’une cinquantaine de ministères auxquels s'ajoutent de grands services administratifs. Une grande partie n’a pas de présence sur Internet, rendant souvent difficile l’authentification d’une information émanant d’eux.

« Je voulais inviter les différentes administrations publiques en commençant évidemment par les ministères, par les services de la présidence et des autres institutions à s'approprier ce portail, mais surtout d'y apporter des informations fiables […] C'est un outil qui, s'il est très bien alimenté avec des informations fiables, aidera les personnes à obtenir des informations de première main, des informations certifiées », a déclaré le ministre du Numérique.

Le lancement du site www.republique.cd rentre dans le cadre de la politique sectorielle du numérique adoptée par le gouvernement, lors de la création du ministère dédié le 26 avril 2021, dont l’axe 1 inclut la tâche de « bâtir l'image de marque de la République et assurer la visibilité à l'international ».

La prochaine étape prévue par le gouvernement pour harmoniser sa communication est l’adoption d’une image de marque de l’Etat à travers un visuel commun à tous les sites web des ministères et institutions publiques. Elle est composée d’un bloc-armoiries situé à gauche, suivie d’une « ligne d’Etat » aux couleurs du drapeau tricolore, ainsi que du nom de la structure ou organisation publique. Il est aussi prévu l’ouverture et la certification des comptes Twitter du gouvernement, des ministères et administrations. 

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 16 février 2022 13:37 Written by

Déjà présente dans six Etats, la start-up veut conquérir de nouveaux territoires au Nigeria. Elle nourrit également l’ambition de s’ouvrir à de nouveaux pays dans la sous-région d'Afrique de l’Ouest.

La start-up nigériane Remedial Health a annoncé, lundi 14 février, la réussite d’un tour de table de pré-amorçage d’un montant de 1 million $. Le financement lui permettra d’étendre sa chaîne d’approvisionnement numérique en médicaments à un plus grand nombre de pharmacies, ainsi que sa solution de paiement différé (BNPL).

Fondée en 2019 par Samuel Okwuada (photo, à droite) et Victor Benjamin (photo, à gauche), la start-up fournit une gamme de solutions technologiques qui facilitent l’accès des pharmacies et des prestataires de soins de santé aux médicaments, consommables et dispositifs médicaux de qualité et abordables. Elle propose aussi un financement des stocks et une solution de gestion efficace des opérations pharmaceutiques et des clients en Afrique.

Avec les 1 million $ obtenus au cours de sa levée de fonds menée par Global Ventures et Ventures Platform, avec la participation d’Ingressive Capital, Voltron Capital et d’autres investisseurs dont Victor Asemota de la licorne Flutterwave, Remedial Health veut s’étendre davantage au Nigeria d’ici la fin de l’année. La start-up qui est déjà présente dans 6 Etats du pays souhaite aussi s’ouvrir à d’autres nations de la sous-région ouest-africaine. Pour mûrir davantage sa stratégie de croissance, Remedial Health va rejoindre la cohorte Hiver 2022 de l’accélérateur Y Combinator basé aux Etats-Unis.

En août 2021, la start-up revendiquait déjà 300 pharmacies affiliées à sa chaîne d’approvisionnement numérique. Samuel Okwuada explique qu’à travers ces diverses solutions, Remedial Health répond aux besoins des pharmacies en s’assurant « qu’ils obtiennent les produits quand ils en ont besoin. Ainsi, ils n’ont pas à se rendre au marché et à perdre du temps en passant par 20 à 30 distributeurs individuels pour acheter tous les médicaments et fournitures dont ils ont besoin ».

En ce qui concerne la solution de BNPL, selon Samuel Okwuada, « les pharmacies n’ont pas à payer les produits à l’avance ; dans certains cas, ils paient des acomptes, peut-être 20 %, puis paient le solde au fil du temps, mais en fonction la façon dont nous les connaissons, cela peut même être un financement à 100 % ». Remedial Health est accessible sur le Web et via une application mobile téléchargeable sur Google Play et App Store. 

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 15 février 2022 15:39 Written by
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